Le préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba a appelé le 12 octobre 2026 à M’Bengué au nord de la Côte d’Ivoire , les 60 chefs de villages du département à une mobilisation collective contre l’orpaillage illégal, présenté comme une menace pour les terres agricoles, l’environnement et la sécurité des populations. un appel fait dans le cadre d’une tournée de sensibilisation des populations de la région du Poro contre l’orpaillage illégal, lors d’une rencontre de sensibilisation organisée à la suite des recommandations du Conseil national de sécurité (CNS), qui a instruit les préfets des régions à renforcer les actions de sensibilisation contre cette activité.

En effet, cette initiative fait suite aux recommandations du Conseil national de sécurité (CNS), qui a instruit les préfets de renforcer la sensibilisation des populations face à ce phénomène. Selon le préfet, une rencontre tenue le 5 septembre 2026 à Yamoussoukro a permis d’établir une cartographie de l’orpaillage illégal dans les différentes régions du pays.
Parmi les régions les moins touchées à l’échelle nationale. Toutefois, le département de M’Bengué y apparaît comme la zone la plus affectée, avec quelques autres poches d’activités illégales, notamment dans des zones frontalières.
Face à cette situation, le préfet Diarrassouba a insisté sur la responsabilité des chefs de terre, des chefs de village et des jeunes dans la prévention et la lutte contre cette pratique. Il les a exhortés à ne pas laisser les exploitants illégaux accéder aux terres et à contribuer activement à la préservation du patrimoine foncier.
« Nos terres rurales, ce sont des terres agricoles, ce sont des terres de culture. Mais pourquoi nous les détruisons ? Pourquoi nous laissons nos terres à la portée, au libre usage des gens malveillants ? », a-t-il interrogé, appelant les populations à protéger les terres héritées de leurs ancêtres et destinées principalement aux activités agricoles.
Pour renforcer cette démarche, le gouverneur était accompagné de responsables des services techniques, notamment des Mines, de l’Agriculture, des Eaux et Forêts et de l’Environnement, ainsi que du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), du corps préfectoral et des représentants des forces de défense et de sécurité. Ces services ont présenté aux populations les conséquences de l’orpaillage illégal sur les terres agricoles, l’environnement et la sécurité.
L’autorité a également prévenu que la lutte ne se limiterait pas aux personnes directement impliquées dans l’extraction de l’or, mais concernerait aussi les complices et les autres acteurs de la chaîne.
« Les orpailleurs clandestins, les chefs de village complices et tous les acteurs impliqués seront traqués et traduits devant la justice », prévient le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba
Sous l’autorité du préfet Karim Diarrassouba, les forces de défense et de sécurité ont exhorté les populations détenant du matériel utilisé dans le cadre de l’orpaillage illégal à le déclarer auprès de la police, de la gendarmerie ou de la préfecture, dans un délai d’une semaine. À l’expiration de ce délai, une phase de répression sera engagée contre les contrevenants.
Par ailleurs, les chefs de village, les chefs de terre et les autorités coutumières des 60 villages du département ont signé une charte d’engagement les engageant à contribuer à l’éradication de l’orpaillage illégal à M’Bengué. Le corps préfectoral, les chefs de service et de direction, les opérateurs économiques, les responsables des Mines ainsi que les forces de défense et de sécurité sont également appelés à formaliser leur engagement à travers la signature d’une charte.
Des comités locaux de veille seront en outre mis en place dans les villages afin de renforcer la surveillance, de prévenir l’installation de sites d’exploitation clandestins et de faciliter le signalement des activités suspectes aux autorités compétentes.
Karim Diarrassouba a invité les populations à prendre la mesure de la gravité du phénomène et à s’impliquer activement dans sa prévention, tout en réaffirmant la détermination des autorités à faire respecter la loi.
« Pour éviter tout désagrément, arrêtez de pratiquer ces activités, sinon vous serez traqués et la loi sera appliquée. Ce n’est pas une menace, mais un avertissement », a-t-il conclu.
Cette tournée devra se poursuivre dans les départements de Sinématiali et Dikodougou. Des visites de terrain ont été effectués sur des sites
Aly OUATTARA / Correspondant regional

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