La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit sur le terrain. À Tanda, la première journée de la mission ministérielle d’évaluation des impacts de cette activité et du projet pilote de dépollution des bassins de cyanuration a été marquée par un bilan des opérations engagées, la visite de sites traités et le lancement d’actions de restauration écologique.
Accueillie par le préfet de Tanda, la délégation conduite par le ministre Abou Bamba a entamé sa mission par une séance de travail à la préfecture. Objectif : faire le point sur les mesures prises pour lutter contre les conséquences environnementales de l’exploitation aurifère clandestine et apprécier l’état d’avancement des travaux de dépollution.
Trois communications ont permis d’éclairer les participants sur les différentes actions menées. Le commandant Depohi Ford, du GS-LOI, a présenté le bilan des opérations de déguerpissement ainsi que les mesures de sécurisation des sites concernés. Pour sa part, M. Flan Marcellin, chef d’Antenne Abidjan 3 et chef de projet, intervenant au nom du directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), a exposé le dispositif de suivi environnemental mis en place pour encadrer les travaux de dépollution.
Quant à Henri Saoué, directeur général de la société IVOS, chargée des opérations de dépollution et de réhabilitation, il a fait le point sur l’exécution des travaux déjà réalisés.
Après cette séance de travail, la délégation ministérielle a mis le cap sur le village d’Assafo. Une cérémonie de libations y a précédé le message du gouvernement délivré par le ministre Abou Bamba aux populations.
Cette étape a été l’occasion de réaffirmer la détermination des pouvoirs publics à apporter des réponses concrètes aux conséquences environnementales et sociales de l’orpaillage illégal. Au-delà de la fermeture des sites clandestins, l’enjeu est désormais de réhabiliter les espaces dégradés et de favoriser leur restauration écologique.
La visite du site C2, déclaré dépollué, a constitué l’un des temps forts de cette mission. Sur place, les membres de la délégation ont pu s’informer sur les travaux réalisés et les mécanismes de contrôle mis en œuvre. Le directeur général d’IVOS a présenté les différentes opérations de dépollution effectuées, tandis que Flan Marcellin a expliqué le processus de suivi environnemental assuré par le CIAPOL.
Cette visite a été suivie d’une double cérémonie marquant la réception provisoire des sites traités et la mise en terre d’espèces végétales adaptées. Une initiative qui traduit la volonté des acteurs du projet de ne pas limiter leur intervention à la seule dépollution des espaces affectés.
La restauration du couvert végétal constitue, en effet, un volet important de la réhabilitation environnementale. Le choix d’espèces adaptées vise également à contribuer à la gestion d’éventuels polluants résiduels, notamment les métaux lourds, selon les caractéristiques des sites concernés.
À travers ces opérations, les autorités entendent ainsi inscrire la lutte contre l’orpaillage illégal dans une démarche plus globale, associant sécurisation des sites, dépollution, suivi environnemental et restauration des milieux dégradés.
Un point de presse animé par le ministre Abou Bamba est venu clôturer cette étape de Tanda. L’occasion de mettre en lumière l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts engagés et à renforcer la réhabilitation des espaces affectés par l’exploitation aurifère clandestine.
David kouassi

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