Le directeur régional (DR) des Eaux et Forêts, le colonel Djan Yapo Évariste, a entrepris une campagne de sensibilisation auprès des acteurs du transport avant de passer à la répression du transport de bois prohibés ou issus du sciage à façon.
Le vendredi 23 octobre 2026, à son bureau situé au quartier CAPEN, il a fait le point de sa réunion avec les opérateurs de transport de la ville de Man ainsi que les acteurs du secteur du bois. À travers les médias, il entend amplifier son action et préciser l’objectif qu’il souhaite atteindre à court terme : mettre fin à cette activité illicite en dissuadant tous les complices et les acteurs concernés.

En effet, pour le colonel Djan Yapo Évariste, il s’agit d’une mission recommandée par sa hiérarchie qu’il entend mener à bien. La Côte d’Ivoire est engagée depuis longtemps dans la lutte contre la déforestation galopante, et le sciage à façon constitue l’un des facteurs de destruction du couvert forestier.
« Après l’indépendance, la Côte d’Ivoire avait une couverture forestière de 16 millions d’hectares. Aujourd’hui, nous en avons moins de 3 millions. Ce combat contre la déforestation trouve donc sa justification. Notre sensibilisation contre le sciage à façon a débuté depuis longtemps. Aujourd’hui, c’est au tour des transporteurs et des acteurs du bois », a souligné le colonel Djan Yapo Évariste.
Pour rappel, lors d’une réunion tenue à la préfecture de Man, le 21 octobre 2026, avec les acteurs concernés, le directeur régional des Eaux et Forêts a rappelé les sanctions pénales et les amendes encourues par les personnes qui s’adonnent au sciage à façon, ainsi que par leurs complices.
« Si celui qui loue un moyen de transport ou un transporteur se rend complice du transport de bois issus du sciage à façon, il sera exposé à la rigueur de la loi », a indiqué le colonel Djan Yapo Évariste.
Les sanctions pénales encourues par les auteurs du sciage à façon, les acteurs du secteur du bois impliqués dans ces pratiques et les transporteurs complices vont, selon les informations rapportées, de trois mois à dix ans d’emprisonnement.
Le directeur régional a également été clair : la répression devrait commencer prochainement et, dans ce cas, la tolérance zéro sera appliquée.
Sosthène Guéi, à Man

Discussion about this post