La convocation est tombée. Koné Moussa, président du Syndicat national agricole pour le progrès de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), est attendu le mardi 13 octobre 2026 à la Section de recherches de la gendarmerie nationale, à Abidjan.
L’information a été rendue publique samedi soir par le service de communication de l’organisation syndicale. Cette convocation intervient dans un contexte marqué par les revendications du syndicat sur les conditions de commercialisation du cacao et sa demande de départ du directeur général du Conseil du Café-Cacao (CCC), Yves Koné Brahima.
Selon le service de communication du SYNAP-CI, le document de convocation, daté du 7 octobre 2026, s’inscrit dans le cadre d’une enquête judiciaire. Il fait référence au soit-transmis n° 213 du 21 septembre 2026, émanant du procureur de la République près le tribunal d’Abidjan-Plateau. Toutefois, aucun détail n’est fourni sur les faits visés par cette enquête.
Toujours selon la même source, les responsables du syndicat pensaient initialement être conviés au Conseil de juridiction du Conseil du Café-Cacao pour des échanges avec les acteurs de la filière. Ils auraient finalement reçu une convocation de la Section de recherches de la gendarmerie nationale
Cette convocation survient alors que le SYNAP-CI poursuit son plaidoyer en faveur d’une amélioration des conditions de vie et de travail des producteurs de cacao. Du 16 au 26 septembre dernier, Koné Moussa a conduit une tournée dans cinq régions du pays : la Marahoué, le Haut-Sassandra, le Guémon, le Tonkpi et le Bafing.
Au cours de cette tournée, plusieurs préoccupations des producteurs ont été mises en avant. Il s’agit notamment du prix bord champ de 1 200 FCFA le kilogramme, jugé insuffisant par le syndicat au regard des coûts de production, des retards de paiement et des difficultés liées aux stocks résiduels de la campagne précédente. Les problèmes liés au recensement des producteurs et à la délivrance de leurs cartes figurent également parmi les griefs soulevés.
À Guintéguela, dans la région du Bafing, le producteur Tano Amani Elvis avait exprimé son mécontentement face au prix pratiqué. « Vu le coût que nous mettons pour la production, 1 200 francs ne peut même pas étancher un peu ce que nous avons mis pour la production », avait-il déclaré.
Pour l’heure, aucun élément disponible ne permet d’établir un lien direct entre cette convocation et les revendications portées par le SYNAP-CI, notamment celles visant la direction du Conseil du Café-Cacao. L’objet précis de l’enquête n’a pas été communiqué.
Le rendez-vous du mardi 13 octobre devrait ainsi permettre d’en savoir davantage sur les motifs de cette convocation. En attendant, les circonstances de cette procédure restent à éclaircir auprès des autorités compétentes.
David kouassi

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