Deux hommes poursuivis pour détention d’espèces animales intégralement protégées et blanchiment de capitaux risquent chacun 10 ans d’emprisonnement ferme et une amende de 50 millions de FCFA. Ils ont comparu devant le tribunal du pôle penal après la découverte d’une peau de panthère, de quatre têtes et de pattes de vautour dissimulées dans un sac de riz. Le verdict est attendu le 10 novembre 2026.
Selon les faits exposés à l’audience, les deux prévenus ont été interpellés à Bouaké grâce à un renseignement anonyme. Les produits fauniques auraient été obtenus à Tougbô et transportés dans un sac de riz afin de ne pas attirer l’attention.
À la barre, les versions des deux hommes ont présenté des divergences. Le premier, qui se présente comme un vendeur ambulant de médicaments traditionnels, a expliqué qu’il sillonne la Côte d’Ivoire pour exercer son activité. Il a affirmé qu’un ami prénommé Ibrahim lui avait demandé de trouver une peau de panthère.
Le second prévenu a soutenu que son compagnon avait été piégé par cet individu, qu’il soupçonne d’être un informateur de la police. Il a indiqué qu’après leur interpellation, les agents leur avaient appris qu’Ibrahim était recherché pour trafic de drogue.
« Je m’en veux. Si j’avais su qu’aider quelqu’un pouvait me créer des problèmes, je ne l’aurais jamais fait », a regretté l’un des prévenus.
S’appuyant sur les déclarations recueillies au cours de l’enquête préliminaire, devant le juge d’instruction et à l’audience, le parquet a estimé que les deux hommes appartenaient à un réseau de trafic d’espèces protégées.
Le ministère public a rappelé que, le 12 juin 2025, des produits fauniques, notamment des peaux de panthère et des parties de vautour, avaient été découverts alors que les intéressés se préparaient à les vendre à Bouaké.
Estimant les faits de détention d’espèces animales intégralement protégées et de blanchiment de capitaux établis, le parquet a requis contre chacun des prévenus 10 ans d’emprisonnement ferme et une amende de 50 millions de FCFA.
Les deux hommes ont, pour leur part, sollicité la clémence du tribunal. La décision est attendue le 10 novembre 2026.

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