L’inspecteur de l’enseignement préscolaire et primaire de Man-Libreville, Jean Frédéric Téré, relève des difficultés dans l’application du Programme national pour l’amélioration des premiers apprentissages scolaires (PNAPAS), notamment en raison des effectifs pléthoriques dans les classes.
Au cours d’un échange avec la presse, le mercredi 28 octobre 2026, l’inspecteur de l’enseignement préscolaire et primaire (IEPP) de Man-Libreville, Jean Frédéric Téré, a dressé le bilan de la mise en œuvre du Programme national pour l’amélioration des premiers apprentissages scolaires (PNAPAS), une réforme expérimentée en Côte d’Ivoire depuis 2023.
Selon le chef de la circonscription de l’enseignement préscolaire et primaire de Man-Libreville, cette réforme porte déjà ses fruits. « Il y a une plus grande fluidité dans le langage et la lecture dans les classes de CP, contrairement aux années antérieures. En calcul, le PNAPAS permet aux enfants d’emprunter différentes méthodes pour parvenir au résultat. Cette réforme va nous permettre d’atteindre nos objectifs en matière d’éducation de qualité », a expliqué Jean Frédéric Téré.
Cependant, cette initiative du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET) se heurte à des difficultés de mise en œuvre dans les écoles de la commune, notamment en raison des effectifs élevés dans les classes.
« Le ratio requis pour le PNAPAS est d’un enseignant pour 40 élèves. Dans les écoles de la ville, on se retrouve parfois avec des effectifs de 80, voire 100 élèves par classe. Dans ces conditions, il est difficile d’appliquer le PNAPAS », a souligné l’IEPP.
Face à cette situation, la municipalité consent des efforts pour construire des salles de classe chaque année. Le groupe scolaire Libreville devrait notamment bénéficier de deux bâtiments de trois classes chacun, grâce à la mairie. Par ailleurs, un projet de l’ambassade du Japon prévoit la construction de 18 salles de classe au groupe scolaire de Petit-Gbapleu.
L’implication d’autres cadres, élus et mécènes pourrait également contribuer à réduire le déficit en infrastructures scolaires et à améliorer les conditions d’application de la réforme.
Le chef de la circonscription de Man-Libreville a également été interrogé sur les moyens de permettre aux répétiteurs et aux parents d’élèves de se familiariser avec le PNAPAS, afin qu’ils puissent accompagner les enfants dans leurs révisions à domicile.
« Il existe un programme à la télévision nationale qui diffuse des cours du primaire. Les parents et les répétiteurs peuvent le suivre. Je demande aux décideurs de mieux exploiter les réseaux sociaux afin de permettre au plus grand nombre de personnes de se familiariser avec cette réforme », a proposé Jean Frédéric Téré.
Sosthène Guéi, à Man

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