Le transport par véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) offre de nouvelles possibilités de mobilité en Côte d’Ivoire.
Mais derrière les courses commandées sur les applications se pose une question essentielle : quelle part du prix payé par le client revient réellement aux conducteurs ?
Pour les chauffeurs partenaires de ces structures, les commissions, les dépenses d’exploitation et les sommes à reverser aux propriétaires des véhicules réduisent considérablement leurs revenus.
Dans plusieurs témoignages accordés à notre média, des conducteurs ont exposé les difficultés auxquelles ils affirment être confrontés au quotidien. Ils évoquent notamment le poids des prélèvements, le coût du carburant et les recettes journalières exigées par les propriétaires des véhicules.
Selon ces chauffeurs, une course facturée à 1 500 FCFA donne lieu à plusieurs prélèvements. Ils indiquent que 197 FCFA reviennent à la plateforme, 38 FCFA au partenaire et 35 FCFA sont prélevés au titre de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Ces montants représentent au total 270 FCFA, soit 18 % du prix de la course. Le solde de 1 230 FCFA doit encore servir à couvrir le carburant et les autres dépenses liées à l’exploitation du véhicule.
À ces charges s’ajoutent les recettes journalières réclamées par les propriétaires des voitures. Selon les conducteurs interrogés, certains propriétaires exigent 22 000 FCFA par jour, tandis que d’autres réclament jusqu’à 29 000 FCFA.
Cette situation contraint, selon eux, certains chauffeurs à prolonger leurs journées de travail jusque tard dans la nuit afin de réunir les sommes demandées.
« On est obligé de travailler jusqu’à minuit », confient-ils, évoquant les difficultés à concilier les exigences de l’activité et la vie familiale.
Face à ces contraintes, les conducteurs interrogés proposent la mise en place d’un dispositif permettant aux chauffeurs d’acquérir progressivement leurs propres véhicules grâce à des paiements échelonnés. Ils estiment qu’une telle mesure pourrait réduire leur dépendance aux propriétaires de voitures et leur permettre de mieux maîtriser leurs revenus.
Ils appellent également à une révision des recettes journalières exigées, afin de tenir compte des réalités économiques de l’activité.
David kouassi

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