La Côte d’Ivoire entend mobiliser davantage de partenariats et de financements pour accélérer la transformation de ses secteurs agricoles et sociaux. C’est dans cette perspective qu’Adama Kamara a pris part, à Rome, au Forum mondial de l’alimentation et à l’initiative « Main dans la main », organisée par la FAO, en vue de favoriser les investissements en faveur de la sécurité alimentaire.
En marge de cette rencontre internationale, le responsable ivoirien a échangé avec le directeur général de la FAO sur les priorités du pays en matière d’agriculture et de protection sociale. La délégation ivoirienne a également rencontré plusieurs organismes publics et privés italiens et internationaux intéressés par les opportunités d’investissement offertes par le Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Représentant ses collègues ministres en charge de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques ainsi que du Plan, Adama Kamara a mis l’accent sur plusieurs axes prioritaires pour le développement économique et social du pays.
Dans le domaine agricole, l’accent a été mis sur le renforcement de la production nationale, notamment rizicole et vivrière, ainsi que sur le développement de semences locales de qualité. L’industrialisation des chaînes de valeur et la promotion de l’agriculture numérique figurent également parmi les leviers retenus pour améliorer la productivité et réduire la dépendance aux importations.
Ces orientations s’inscrivent dans le cadre du Programme national d’investissement agricole de troisième génération (PNIA 3), qui vise à soutenir la modernisation du secteur agricole et à renforcer sa contribution à l’économie nationale.
Le secteur de l’élevage n’a pas été en reste. Les discussions ont notamment porté sur l’amélioration génétique des animaux et le développement d’une production locale d’aliments pour bétail en quantité suffisante et de qualité. L’objectif est d’accroître les performances des élevages nationaux tout en limitant la dépendance extérieure.
Au-delà des enjeux agricoles, la protection sociale, la formation professionnelle et l’emploi ont occupé une place importante dans les échanges. À ce niveau, le Programme d’investissement en protection sociale dans les secteurs agricoles et informels (PIPS), élaboré avec l’appui technique de la FAO, a été présenté comme un instrument majeur.
D’un coût prévisionnel de 187,4 milliards de FCFA, ce programme ambitionne d’étendre la protection sociale à 5,25 millions de personnes, notamment grâce à la Couverture maladie universelle (CMU) et au Régime social des travailleurs indépendants (RSTI).
À travers ce dispositif, les autorités entendent également favoriser la création d’emplois et l’autonomisation économique des femmes, en accordant une attention particulière aux travailleurs des secteurs agricoles et informels.
La question du renforcement des compétences a également été abordée, avec notamment le projet de création d’un centre de formation professionnelle spécialisé dans l’agriculture numérique et les technologies de pointe. Une initiative qui vise à mieux préparer les acteurs du secteur aux mutations technologiques et aux exigences d’une agriculture plus moderne et performante.
La mission de Rome traduit ainsi la volonté de la Côte d’Ivoire de renforcer sa coopération avec les partenaires internationaux et de mobiliser des ressources pour accompagner ses ambitions économiques et sociales.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, qui entend promouvoir une économie productive, inclusive et créatrice d’opportunités.
Pour Adama Kamara, le renforcement de la production nationale, la transformation locale des ressources, la formation de la jeunesse et l’élargissement de la protection sociale constituent des leviers essentiels pour bâtir une Côte d’Ivoire plus prospère et solidaire.
Au-delà des rencontres institutionnelles, l’enjeu demeure désormais de traduire ces échanges en partenariats concrets et en investissements susceptibles de soutenir durablement la souveraineté alimentaire, l’emploi et le bien-être des populations.
David kouassi

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