Les procédures judiciaires liées aux troubles survenus autour de l’élection présidentielle de 2025 se poursuivent.
Plusieurs responsables du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) sont cités dans le cadre des auditions devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan.
Parmi eux figurent Alain Cocauthrey, Yohou Dia Houphouët Augustin, Hervé Fian et Guillaume Kouakou.
Ces responsables font partie des personnalités du parti concernées par les convocations judiciaires engagées dans le contexte des violences électorales de 2025. Toutefois, les dates précises de leurs éventuelles comparutions n’ont pas été communiquées dans les informations disponibles.
Cette séquence judiciaire intervient après l’inculpation, le vendredi 23 octobre, d’Aziz Thiam, vice-président du Pdci-Rda et frère aîné de Tidjane Thiam. À l’issue de sa comparution devant la section antiterroriste, il a été placé sous contrôle judiciaire, selon son avocat. Il fait l’objet de 17 chefs d’accusation.
D’autres cadres de l’opposition sont également concernés par ces procédures. Georges Philippe Ezaley et Roger M’Bia, responsables du Pdci-Rda, ainsi que Fabrice Lago, secrétaire général adjoint du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (Ppa-CI), ont eux aussi été placés sous contrôle judiciaire, selon leurs conseils.
Les accusations évoquées dans ces dossiers portent notamment sur des faits qualifiés d’« actes terroristes », d’« attentat contre l’autorité de l’État » et d’« assassinat ». Selon les avocats des mis en cause, ces poursuites sont liées aux événements survenus avant, pendant et après la présidentielle de 2025.
Depuis le lundi 19 octobre, au moins neuf cadres de l’opposition ont été placés sous contrôle judiciaire, d’après leurs avocats. Ces procédures s’ajoutent à celle visant Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du Ppa-CI, détenu depuis le 11 septembre.
Face à cette situation, le Pdci-Rda a dénoncé ce qu’il considère comme une manœuvre d’intimidation contre ses responsables et une tentative de réduire au silence les voix dissidentes. Le parti appelle à mettre fin à ce qu’il qualifie d’instrumentalisation politique de l’appareil judiciaire.
David kouassi

Discussion about this post