La célébration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a été marquée, à Katogo, par un appel à la responsabilité citoyenne et à la préservation de la cohésion sociale.
La sous-préfecture de Katogo, dans le département de M’Bengué, a célébré, le 7 août 2026, la fête nationale marquant le 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Les festivités se sont déroulées dans le village de Netoulou, en présence des chefs de services, des élus locaux, des chefs coutumiers, des guides religieux, des représentants des communautés nationales et internationales, ainsi que des responsables d’associations et de mutuelles de développement.
Prenant la parole à cette occasion, le sous-préfet de Katogo, Kouakou Yao Jean-Luc, a invité les populations à accorder une attention particulière à leur santé, en fréquentant régulièrement les structures sanitaires.
« Le développement de notre sous-préfecture repose avant tout sur la qualité de ses ressources humaines. C’est pourquoi je voudrais attirer l’attention des populations sur l’importance de la fréquentation régulière des centres de santé », a-t-il déclaré.
Selon lui, la prévention, les consultations médicales régulières et le recours aux structures sanitaires contribuent à réduire les maladies et à améliorer durablement les conditions de vie des familles. « Une population en bonne santé est une population plus productive, plus résiliente et mieux préparée à participer au développement économique et social », a-t-il souligné.
Cette célébration a également été l’occasion pour le sous-préfet de rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité, conformément au thème national retenu pour cette année : « Forces de Défense et de Sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ».
Kouakou Yao Jean-Luc a relevé la position géographique particulière de Katogo, située dans une zone frontalière avec le Mali. Une situation qui, selon lui, expose la circonscription à des défis sécuritaires nécessitant la vigilance et la collaboration de tous.
« Je voudrais saluer l’engagement, le professionnalisme et le sens du devoir de nos forces de défense et de sécurité qui veillent, jour et nuit, à la protection des personnes et des biens », a-t-il indiqué.
Tout en saluant leur dévouement, l’autorité administrative a rappelé que la sécurité demeure une responsabilité partagée. Il a ainsi exhorté les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité afin de préserver la paix et la stabilité.
« Sans sécurité, aucun développement durable n’est possible », a-t-il insisté.
Le sous-préfet a également exprimé sa gratitude au président de la République, Alassane Ouattara, ainsi qu’au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée Vagondo Diomandé, pour la confiance placée en lui. Nommé à la tête de la sous-préfecture de Katogo et installé le 3 mai 2026, il a souligné le caractère particulier de cette première célébration de la fête nationale dans ses nouvelles fonctions.
Autre sujet abordé au cours de cette cérémonie : l’exploitation minière artisanale, notamment l’orpaillage. Le sous-préfet a mis en garde contre ses conséquences sur la cohésion sociale et les conflits fonciers.
« L’exploitation minière artisanale, et particulièrement l’orpaillage, génère de lourdes conséquences sur l’équilibre social local, au premier rang desquelles figure l’explosion des conflits fonciers », a-t-il relevé.
Tout en reconnaissant que cette activité constitue une source de revenus pour de nombreuses familles et contribue à l’économie locale, il a déploré les tensions communautaires, les divisions sociales et la fragilisation des droits fonciers qu’elle peut engendrer.
Il a donc invité les différents acteurs à privilégier le dialogue, la concertation et le respect des lois et règlements de la République. Il a, par ailleurs, salué les efforts de certains opérateurs miniers engagés dans la régularisation de leurs activités, avant d’exhorter les autres à leur emboîter le pas.
Pour le sous-préfet, une exploitation minière légale, responsable et respectueuse de l’environnement constitue une condition essentielle pour garantir un développement durable et préserver la cohésion sociale à Katogo.
Aly OUATTARA

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