La police anti-criminalité de Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire, était le 31 mai 2026 sur les traces d’un crime crapuleux commis par Soro Nambega sur Koné Amidou (originaire de Kapélé), acheteur de noix de cajou dans un champ d’anacarde à proximité de son village Kagnenin, non loin du village Katoumoro, à côté du gros village Kapélé, qui est à quelques encablures de la ville de Korhogo. L’acheteur de noix de cajou brute a été tué, brûlé et enterré dans ladite plantation appartenant au cajouculteur Soro Nambega.
Enfin, l’auteur Soro Nambega a expliqué et présenté le 31 mai 2026 les différentes étapes du crime, où il a tué Koné Amidou. D’abord à l’aide d’une seringue dans laquelle est introduite une substance chimique du nom de « caba », utilisée pour faire mûrir rapidement les mangues, bananes… Le liquide de cette substance, dont quelques gouttes administrées permettent d’éteindre la voix de la victime. Une information et des techniques qu’il dit avoir obtenues auprès des « grains de thé à Korhogo et à Tioroniaradougou », a-t-il révélé aux policiers.
Ainsi, le jeune Soro Nambéga, voulant se venger de l’acheteur d’anacarde, Amidou Koné, qui l’aurait accusé de violer des femmes sur les pistes des plantations agricoles, a savamment préparé son coup. Selon ses propres termes, il est allé chercher une vieille seringue et le liquide mortel acheté à Korhogo, contenu dans une petite bouteille. Après avoir rempli la seringue, il s’est approché de l’acheteur pour lui dire qu’il avait en sa possession de l’anacarde. Et le défunt s’est exécuté en achetant une petite quantité de huit mille francs (8 000 F).
Poursuivant son plan mortel, il dit au commerçant qu’il dispose d’un sac de cent kilogrammes dans sa plantation rempli de noix de cajou, non loin du village Kagnenin. Une plantation léguée par sa grand-mère maternelle (vivante).
C’est dans cette plantation qu’il a piqué le défunt Koné Amidou en lui injectant une petite quantité de produit dans le corps, et l’acheteur s’est écroulé de la moto. Selon lui : « Il se débattait mais ne pouvait pas crier. » Il a sorti la machette et a asséné deux coups sur la tête et un troisième coup au cou. Après avoir constaté son décès, il l’a tiré par les pieds, l’a brûlé avant de l’enfouir dans un vieux trou de charbon de bois.
Il a emporté la moto en allant à Korhogo pour échanger l’échappement.
Les parents de l’acheteur, n’ayant pas vu l’acheteur d’anacarde, sont allés signaler sa disparition à la police anti-criminalité. Une descente effectuée au domicile du suspect Nambega a permis de trouver en sa possession des cartes Mobile Money Orange et Wave. Elles ont été consultées et le nom du détenteur est apparu : Koné Amidou.
C’est à cet instant qu’il a avoué et reconnu le crime crapuleux qu’il avait pourtant nié.
Aly Ouattara

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