La filière anacarde confirme son rôle stratégique dans l’économie ivoirienne. À Gohitafla, dans le centre-ouest du pays, autorités administratives, partenaires internationaux et producteurs locaux ont réaffirmé, le jeudi 16 avril 2026, leur engagement commun en faveur d’un développement durable et inclusif de la noix de cajou.
Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire mise sur la modernisation de la filière anacarde pour booster les revenus agricoles et renforcer la transformation locale. Cette ambition se traduit par des réformes orientées vers la qualité, la durabilité environnementale et la valorisation sur place de la production.
C’est dans ce cadre qu’un accord de financement a été conclu entre INADÈS-Formation Côte d’Ivoire et l’organisation Ethycal Trading Norway (ETN), pour un projet couvrant la période 2025-2027. Objectif : améliorer durablement les pratiques de production et renforcer les capacités des acteurs locaux.

Pour mesurer l’impact concret de ces initiatives, une délégation européenne composée de fournisseurs de noix de cajou et de partenaires techniques a effectué une visite de terrain à Gohitafla. Point d’étape : la coopérative COPRODIGO, présentée comme un maillon essentiel de la production locale.
« Cette mission permet à nos partenaires de mieux comprendre les réalités du terrain et d’apprécier les résultats déjà obtenus », a expliqué Mme Zei Pauline, Directrice du Bureau national d’INADÈS-Formation Côte d’Ivoire.
Sur place, les autorités locales n’ont pas caché leur satisfaction. Le préfet du département, Yao Kouakou, a salué une initiative « en parfaite cohérence avec la politique nationale de transformation locale ».
Même optimisme du côté des producteurs. Le directeur de la coopérative COPRODIGO, Irié Bi Botty, évoque une visite « porteuse d’espoir », avec des perspectives encourageantes pour les acteurs de la filière.

Les partenaires internationaux, notamment Fairtrade Norvège, ont également insisté sur l’importance de renforcer les pratiques durables. Pour Mme Oishi Kristin Hod Hansen, cette immersion est essentielle pour adapter les actions aux réalités du terrain et soutenir une filière plus équitable.
La mission a d’ailleurs débuté par une visite des plantations, permettant d’observer directement les techniques culturales et les efforts engagés en matière de durabilité.
Une ambition nationale affirmée
Deuxième du genre après celle de 2022, cette visite illustre la volonté de la Côte d’Ivoire de consolider sa place de leader mondial de la production de noix de cajou.
À travers une politique axée sur la transformation locale, l’encadrement des producteurs et l’ouverture aux investissements, le pays entend faire de l’anacarde un levier majeur de croissance inclusive.
La rencontre a enregistré la présence de plusieurs autorités administratives, dont le Secrétaire général de préfecture, Touré Gninfan François, ainsi qu’une forte mobilisation des populations locales, preuve de l’intérêt croissant pour cette filière porteuse.
ANGE, Correspondant régional

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