● Une audition sous haute tension
L’édile de Tiassalé et ex-député, Assalé Tiémoko, a franchi les portes de la Préfecture de Police d’Abidjan le mercredi 22 avril à 10h10, pour n’en ressortir qu’au milieu de la nuit, à 1h30. Selon nos sources au sein de l’appareil sécuritaire, cette audition de plus de quinze heures s’est déroulée dans un climat d’une rare intensité.
Si l’élu n’a été l’objet d’aucune privation formelle, nos informations indiquent qu’il a refusé toute nourriture et n’a pas pris de thé, ne s’autorisant que de l’eau durant toute la durée de l’interrogatoire. Ce « jeûne forcé », combiné à l’épuisement physique, a provoqué plusieurs malaises cardiaques. La situation a nécessité l’intervention d’un médecin dépêché par la police pour stabiliser le patient avant de poursuivre les investigations.
Le « casus belli » : L’entretien de Paris
Si les chefs d’accusation officiels sont particulièrement lourds — trouble à l’ordre public, incitation à la révolte, discrédit sur les institutions et diffusion de fausses nouvelles — nos réseaux confirment que le cœur de l’interrogatoire a porté sur un point précis : l’interview accordée à Guillaume Vergès pour le média Actu People, réalisée à Paris à la mi-mars.
Les enquêteurs ont passé au crible chaque déclaration faite lors de ce passage dans la capitale française, y décelant des éléments susceptibles de « fragiliser la stabilité institutionnelle » selon la lecture du Parquet.
Surveillance policière au chevet
Bien qu’aucune garde à vue n’ait été formellement signifiée à l’issue de l’audition, la liberté de Assalé Tiémoko reste relative. Ce jeudi matin(1H30 du matin), de la prefecture, l’élu a été conduit en urgence vers un centre hospitalier après que sa tension a atteint un pic critique.
D’abord admis aux urgences, il a été transféré en hospitalisation ordinaire où il se trouve au moment où nous publions ces lignes. Signe de la sensibilité politique du dossier, le président de ADCI reste placé sous la surveillance de policiers postés à son chevet. La suite de la procédure dépend désormais exclusivement des instructions du Procureur de la République.
Ce dossier, suivi de près par les chancelleries occidentales à Abidjan, marque un nouveau tournant dans les relations entre le pouvoir et les figures de la scène politique ivoirienne.
Enquête Media 23/04/2026

Discussion about this post