La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa politique de préservation de l’environnement.
En visite, le lundi 4 mai 2026 au siège de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a annoncé la création de cinq nouvelles aires protégées, dont plusieurs aires marines, en complément de celle déjà opérationnelle de Grand-Béréby.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 2025-2039 du Programme cadre de gestion des aires protégées (PCGAP). Elle vise à consolider le réseau national de conservation, tout en positionnant le littoral ivoirien comme un espace à fort potentiel écologique et économique.
Dans son intervention, le ministre a souligné la portée stratégique de cette décision, indiquant que la Côte d’Ivoire entend, à travers cette politique, affirmer son leadership en matière de lutte contre les changements climatiques en Afrique de l’Ouest. Il a également mis en avant la volonté du Gouvernement de faire de la conservation de la biodiversité un levier de croissance inclusive, au bénéfice des populations riveraines.
Les nouvelles zones concernées couvrent des écosystèmes d’importance majeure, notamment le corridor transfrontalier du Cavally, en partenariat avec le Libéria, ainsi qu’un autre espace de coopération avec le Ghana. À cela s’ajoutent la forêt classée de Dassioko, le Parc national d’Azagny et le site des Îles Éhotilés, désormais intégré au réseau national des aires protégées.
Le renforcement de ces espaces ouvre également des perspectives en matière de développement de l’écotourisme, avec la promotion d’activités telles que l’observation de la faune et les circuits lagunaires. Une attention particulière est accordée à l’implication des communautés locales, appelées à jouer un rôle actif dans la valorisation économique de ces sites.
Par ailleurs, afin de garantir la sécurité et l’intégrité des aires protégées face aux menaces telles que le braconnage et l’orpaillage clandestin, le Gouvernement a procédé à la remise de 17 motocyclettes aux agents de l’OIPR. Ces équipements permettront de renforcer les capacités opérationnelles des équipes de surveillance, notamment dans des zones sensibles comme le Parc national de Taï.
Cette visite s’inscrit dans une série de prises de contact engagées par le ministre avec les structures sous tutelle de son département, après le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) et l’Agence nationale de l’environnement. Elle s’est achevée par une réunion de cabinet élargie, en présence de plusieurs responsables du secteur, dont le professeur Bernard Ossey Yapo, directeur du CIAPOL.
David kouassi

Discussion about this post