Un geste symbolique qui consacre la place de la chefferie traditionnelle dans la vie de la commune.
Le maire de Biankouma, Jean-Jacques Maniga, a officiellement remis au chef central de la localité, Diomandé Droh Pierre, la canne de commandement sculptée et offerte par les artisans de la commune. Cette remise a eu lieu le vendredi 30 octobre 2026, à la grande salle de l’hôtel communal, au cours d’une soirée de remerciements organisée à la suite de la participation de Biankouma au Salon des collectivités.

Ce geste a constitué l’un des temps forts de cette soirée, dénommée « Dîner-gala de remerciements après le Salon des collectivités ». Pour sa première participation à ce rendez-vous d’échanges et de partage d’expériences entre collectivités et partenaires venus de divers horizons, la commune de Biankouma a voulu faire le bilan de sa présence et exprimer sa reconnaissance à toutes les personnes qui ont contribué à cette expérience.
« Au retour de ce grand rendez-vous d’émergence, il était question de faire un bilan et de dire merci à toute la population. Les artisans, les artistes, les cadres, les autorités administratives ainsi que la chefferie coutumière ont contribué, chacun à sa manière, à donner une belle image à notre commune au Salon des collectivités », a expliqué le maire Jean-Jacques Maniga.
Il a également indiqué que cette rencontre visait à faire revivre, au niveau local, les moments forts de cette participation. Selon lui, la commune, représentée au salon par le premier adjoint au maire, Bamba, avec l’appui de la Chambre des métiers, a bénéficié d’un accompagnement et d’encouragements de la part des populations, notamment à travers la presse et les réseaux sociaux. « Il était donc indiqué qu’une fois de retour au bercail, nous disions merci à tout le monde et partagions les moments forts que nous avons vécus à Abidjan, du 15 au 17 octobre dernier », a-t-il souligné.
La soirée a également été marquée par la remise de plusieurs présents aux autorités présentes. Les artisans de la Chambre des métiers de Biankouma ont notamment offert des objets d’art témoignant de leur savoir-faire. Parmi ces cadeaux, la canne de commandement et de sagesse, sculptée dans un bois précieux, destinée au maire, a particulièrement retenu l’attention. Le secrétaire général de la préfecture de Biankouma, Sylla Ibrahim, a salué cette initiative ainsi que la qualité du travail des artisans locaux. Il a estimé que la participation de la commune au Salon des collectivités pourrait contribuer à faire connaître et à promouvoir leurs créations au-delà des frontières du département.
Mais c’est au moment de la remise de la canne que la cérémonie a pris une dimension particulière. Après avoir reçu ce présent symbolique, Jean-Jacques Maniga l’a officiellement transmis au chef central de Biankouma, Diomandé Droh Pierre, membre de la Chambre régionale des rois et chefs traditionnels du Tonkpi. Celui-ci était accompagné d’une importante délégation de chefs de village et de quartier.

Ce geste a été accueilli avec reconnaissance par le chef central, qui a salué l’honneur fait à la chefferie traditionnelle à travers sa personne. Il a exprimé sa gratitude au maire et lui a adressé ses bénédictions, au nom des autorités coutumières.
Pour justifier son choix, Jean-Jacques Maniga a rappelé le rôle de la tradition dans l’organisation sociale. « Avant l’administration, il y avait nos us et coutumes. La modernité est venue après avec ses nouveaux principes sociaux et de coexistence. Mais la sagesse de nos chefs coutumiers constitue toujours un régulateur bienveillant des rapports entre les populations. Le président de la République, Alassane Ouattara, l’a compris en faisant de la chefferie une institution à part entière et nous autres faisons que l’imiter. Voilà pourquoi je remets solennellement cette canne au chef central de Biankouma », a-t-il déclaré.
Longuement ovationné par l’assistance, ce geste a donné un éclat particulier à cette rencontre qui a réuni les autorités administratives, militaires et coutumières ainsi que les populations de la cité du mont Bian.
Sosthène Guéi, dans le Tonkpi

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