Le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité (CCAK) renforce les capacités des professionnels intervenant dans la gestion des parcs à karité, en vue de contribuer à la préservation et à la restauration du potentiel productif de cette ressource stratégique. Une session de formation destinée aux Opérateurs Professionnels de Cajou (OPCA) et à leurs chefs d’équipes tronçonneurs s’est ouverte, mardi 22 septembre 2026 au sein de la délégation régionale Conseil Coton Anacarde et Karité à Korhogo.
Organisé du 22 au 25 septembre 2026 en partenariat avec l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) Karité et l’Université Péléforo Gon Coulibaly (UPGC), cet atelier vise à garantir une exécution efficace et harmonisée des opérations de réhabilitation, conforme aux normes techniques.
Face à cette situation, le Centre Africain de Recherches et d’Applications sur le Karité (CRAK), en collaboration avec l’UPGC, a développé des techniques destinées à favoriser la réhabilitation des parcs. Elles comprennent notamment le diagnostic préalable des parcelles, la taille adaptée des arbres ainsi que le surgreffage des rameaux nouvellement émis.

Durant ces sessions, les participants seront formés porte sur la connaissance de l’arbre à karité, le diagnostic des parcs et l’identification des bioagresseurs. Elle met également l’accent sur la maintenance des tronçonneuses, les règles de sécurité au travail, les techniques de taille et la densification des parcs dégradés. Les participants sont enfin formés à la récolte des greffons et aux techniques de greffage.
Selon le chef de service chargé du suivi des activités karité au CCAK, Djan Nakan Vincent, l’objectif est de permettre aux acteurs de terrain de maîtriser et d’appliquer les techniques issues de la recherche afin de favoriser une réhabilitation durable et harmonisée des parcs à karité. « Cette formation doit permettre aux participants de maîtriser les techniques recommandées par les chercheurs afin de garantir une réhabilitation efficace et harmonisée des parcs », a-t-il expliqué M. Vincent
Au total, 38 personnes prennent part à cette session, dont 18 responsables d’OPCA et chefs d’équipes tronçonneurs bénéficiaires. Des formateurs seniors, des assistants et techniciens de l’UPGC, du CCAK, du FIRCA, de l’OIA Karité et de la Centrale Cajou participent également à l’encadrement et à la supervision de l’activité.
Au cours de la formation, les participants sont également sensibilisés à la nécessité de préserver les arbres existants. Pour Dr Yao Saraka, formateur, plusieurs parcs présentent aujourd’hui une faible densité, des arbres vieillissants et une régénération naturelle insuffisante. Les Loranthacées, communément appelées plantes parasites ou guis, constituent également une menace importante. Leur présence peut entraîner le dépérissement des arbres et affecter leur production.
Le déparasitage fait donc partie des techniques enseignées aux professionnels. « Pour les couper, il y a une manière de le faire pour ne pas que ces plantes parasites puissent repousser sur l’arbre », précise le formateur. Les participants sont notamment initiés à la biologie de ces parasites afin de mieux les reconnaître et intervenir efficacement.
La formation privilégie une approche pratique, avec 30 % d’enseignements théoriques et 70 % de travaux pratiques. Les participants sont notamment formés à la connaissance de l’arbre à karité, au diagnostic des parcs et à l’identification des bioagresseurs.
Après la phase théorique à Korhogo, les participants mettront leurs connaissances en pratique sur les champs écoles du Centre Africain de Recherche et d’Application sur le Karité (CRAK) et de l’UPGC à Ferkessédougou et Ouangolodougou, dans la région du Tchologo ainsi que chez des paysans pilotes.
Les participants seront soumis, à l’issue de la formation, à une évaluation finale destinée à mesurer les connaissances et compétences acquises, avant la remise des attestations de participation.
Cette initiative du CCAK contribuent à la sauvegarde du potentiel productif des parcs à karité tout en ouvrant de nouvelles perspectives de revenus aux acteurs de la filière. La réhabilitation des vergers devrait ainsi participer à la préservation d’une ressource considérée comme stratégique pour l’économie ivoirienne.

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