Le Consortium agricole des sociétés de cajou de Côte d’Ivoire (CACC-CI), sous la présidence de Bamba Adama, s’est réuni en conclave à Bouaflé pour réfléchir aux stratégies visant à renforcer la filière cajou nationale. L’objectif affiché : mettre le producteur au centre de la chaîne de valeur et booster l’ensemble du secteur.

Lors de cette assemblée générale de lancement, Soumahoro Lassiné, représentant du président du CACC-CI, a souligné que la structure repose sur trois piliers essentiels : la production, la commercialisation et la transformation. « Nous voulons associer les producteurs à chaque étape clé de la filière », a-t-il déclaré, invitant les coopératives et producteurs à rejoindre le Consortium pour améliorer leurs conditions de vie et de travail.
La rencontre a rassemblé des acteurs majeurs du secteur, dont le Directeur régional de l’Agriculture, le Chef de zone de l’ANADER, le Commandant de la brigade de gendarmerie de Bouaflé, des représentants du secteur privé, ainsi que des membres élus de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI).

Soumahoro Lassiné a insisté sur la nécessité d’un prix rémunérateur de la noix de cajou, en partenariat avec des acteurs internationaux. « Il faut impliquer les producteurs dans la transformation, via un actionnariat populaire qui leur permettra de devenir actionnaires des sociétés de transformation », a-t-il ajouté.
Pour sa part, Yao Kouassi Maurice, ancien membre élu de la CCI-CI pour le Bélier, a salué cette initiative locale. Il a rappelé le soutien de la Chambre de Commerce, dirigée par Faman Touré, et encouragé les membres du Consortium à cultiver la solidarité afin de dynamiser leur organisation.

Kouamé Yao, représentant du Directeur régional du Conseil Coton Anacarde et Karité, a également félicité le CACC-CI pour sa démarche. « Avec les défis auxquels les producteurs font face depuis des années, cette initiative est une bouffée d’oxygène pour la filière », a-t-il indiqué, encourageant les producteurs à s’approprier la structure, notamment pour la production d’anacarde biologique, et à suivre les recommandations des agents de terrain.
La mobilisation autour du CACC-CI s’inscrit dans la logique du gouvernement ivoirien de professionnalisation et de valorisation durable de la filière. Les responsables souhaitent désormais donner aux producteurs les moyens de participer activement à la production, la commercialisation et la transformation locale de la noix de cajou, et ainsi se positionner comme de véritables acteurs économiques, au lieu de simples fournisseurs de matière première.
Grâce au soutien de la Chambre de Commerce et du Conseil Coton Anacarde et Karité, le CACC-CI entend relever les défis de financement, de qualité de production et de rémunération juste, pour redonner au producteur la place centrale qu’il mérite dans cette filière stratégique de l’économie ivoirienne.
Aly Ouattara

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