À Abidjan, la formation professionnelle n’est plus un slogan, mais une réalité mesurable. Le Mardi 30 décembre 2025, au Lycée Technique de Cocody, 128 jeunes ont reçu leurs Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) dans les métiers du numérique, à l’issue du projet pilote École de la deuxième chance – TIC. Un programme qui affiche déjà des résultats concrets : près de 40 % des bénéficiaires sont insérés professionnellement, selon le ministre Koffi N’Guessan.

En ouvrant la cérémonie, le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Koffi N’Guessan, a salué l’efficacité du dispositif. « Ces jeunes ne sortent pas avec un diplôme de plus, mais avec des compétences recherchées par le marché », a-t-il souligné, annonçant l’ambition de porter le taux d’insertion à plus de 80 % d’ici fin mars 2026, grâce à une combinaison d’emploi salarié et d’auto-emploi.
Partenaire clé du projet, le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) a mobilisé 313 millions de FCFA pour financer la formation. Son secrétaire exécutif, Kouakou Philippe, a insisté sur la portée stratégique de l’initiative : « Former, qualifier et insérer durablement les jeunes est une priorité nationale ».
Les bénéficiaires ont été formés dans sept métiers stratégiques : développement d’applications (32), cybersécurité (21), data analysis (17), community management (26), webmastering (15), infographie et perfectionnement bureautique (12).
Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, Faman Touré a réaffirmé l’engagement du secteur privé : « Ce projet est une réponse concrète à l’employabilité des jeunes, notamment ceux aux parcours interrompus ».
Au nom des récipiendaires, Bakagna Jeanne Gladys a exprimé sa gratitude : « La formation a été exigeante, mais elle nous a préparés aux réalités du monde professionnel ».
Avec l’extension annoncée du projet à d’autres villes, l’École de la deuxième chance s’impose comme un pilier de la politique publique d’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire.
Josué Koffi

Discussion about this post