Bonne nouvelle pour la coopération agricole ivoiro-marocaine. À Meknès, les retombées du SIAM 2026 ne sont plus théoriques : elles se matérialisent déjà sur le terrain, avec une dynamique technique qui s’accélère dans le secteur de l’élevage.
Le samedi 25 avril 2026, Siliué Gborisson, chef du Programme national de sélection ovine (PNSO) de l’ANADER, a pris part à un atelier de formation sur l’insémination artificielle chez les ovins, organisé par l’Association Nationale Ovine et Caprine (ANOC) du Maroc, une initiative qui s’inscrit dans la continuité des orientations stratégiques impulsées lors du SIAM 2026 par le ministre Bruno Nabagné Koné.
Cette formation n’est pas un simple échange technique, mais l’une des premières concrétisations d’une relance de coopération agricole structurée entre la Côte d’Ivoire et le Maroc. Lors des discussions entre les autorités des deux pays, notamment entre le ministre ivoirien et son homologue marocain Ahmed El Bouari, la décision a été prise de redynamiser un partenariat stratégique dans le domaine de l’élevage, impliquant l’ANADER, l’Agence de Développement Agricole (ADA) et l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), après l’expiration de la convention tripartite signée en 2018.
Dans ce nouveau cadre, l’objectif est clairement défini : renforcer les capacités techniques et scientifiques de la filière ovine ivoirienne à travers le transfert de compétences et l’amélioration génétique du cheptel. Ainsi, un programme de travail conjoint est désormais en cours entre l’ANADER et l’ANOC pour améliorer la race ovine Djallonké en Côte d’Ivoire par croisement avec la race Sardi du Maroc, reconnue pour ses performances productives. Ce projet vise à transformer durablement la filière en augmentant la productivité, en améliorant la qualité génétique des animaux et en rendant l’élevage ovin plus compétitif sur le plan économique.
Dans cette dynamique, plusieurs techniciens ivoiriens de l’ANADER sont attendus dans les prochaines semaines au Maroc pour des sessions de formation complémentaires, confirmant la volonté des deux pays de passer d’une coopération institutionnelle à une coopération opérationnelle axée sur des résultats concrets. À terme, cette collaboration agricole renouvelée devrait contribuer à structurer une filière ovine plus performante en Côte d’Ivoire et à renforcer la souveraineté alimentaire à travers une modernisation progressive des systèmes d’élevage.

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