Quatre députés du PDCI-RDA ont claqué la porte du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Un geste qui, loin d’être anodin, en dit long sur le malaise qui ronge le parti historique de Félix Houphouët-Boigny.
Kouamé Koffi Athanase et N’zi Éliane, tous deux de Bocanda, Adja Alain de Port-Bouët et N’Gouan Jérémie d’Aboisso ne quittent pas le groupe pour fuir le PDCI-RDA, mais pour secouer la direction.
Leur message est clair : Tidjane THIAM doit entendre la voix des cadres et militants, sinon le parti s’expose à des fractures irréversibles.
Ce n’est pas un hasard si, selon nos sources, une dizaine d’autres députés pourraient suivre dans les prochains jours. Il ne s’agit pas de créer un nouveau groupe ou de quitter le parti, mais de mettre la pression pour forcer un dialogue interne devenu vital.
Cette fronde traduit un constat simple : le PDCI-RDA s’éloigne de sa base. Les revers électoraux récents ne sont pas seulement des chiffres ; ils sont le reflet d’un malaise profond.
Les appels à la démission de Tidjane THIAM et les critiques sur la gouvernance du parti ne sont pas des caprices, mais des signaux d’alerte qu’il serait dangereux d’ignorer.
À ce rythme, la question n’est plus de savoir si le PDCI-RDA doit se réformer, mais si Tidjane THIAM est capable de l’écouter. La fronde des députés est un avertissement clair : continuer à naviguer dans le déni, c’est mettre en péril l’héritage d’Houphouët-Boigny et l’avenir politique du parti.
Le PDCI-RDA est à la croisée des chemins. Sa survie dépendra désormais de sa capacité à réconcilier dirigeants et base. L’inaction serait pire qu’une défaite : elle serait la preuve que le parti s’éloigne dangereusement de ses fondations.
David Kouassi

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