La Côte d’Ivoire hausse le ton sur la scène internationale. En marge des réunions de printemps de la Banque mondiale, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a lancé un appel ferme en faveur d’une traçabilité mondiale de l’or artisanal.
Face aux représentants du G7 et aux acteurs privés internationaux, le ministre ivoirien a mis en garde contre l’ampleur des flux illicites qui échappent aux circuits officiels.
Le constat est alarmant : chaque année, près de 435 tonnes d’or échappent aux circuits formels en Afrique. À elle seule, la Côte d’Ivoire enregistre 142 tonnes hors traçabilité, représentant un manque à gagner estimé à 4 600 milliards de FCFA.
« Il faut une traçabilité renforcée pour empêcher l’or illégal d’intégrer les chaînes formelles », a insisté le ministre, plaidant pour des mécanismes rigoureux à l’échelle mondiale.
Au-delà du diagnostic, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a proposé des pistes concrètes : mise en place d’un système de certification inspiré du Processus de Kimberley, traçabilité accrue de l’or artisanal, ainsi qu’une régulation internationale du mercure et du cyanure utilisés dans l’exploitation.
À travers cette sortie remarquée, la Côte d’Ivoire ne se contente plus de dénoncer. Elle se positionne désormais comme une force de proposition dans la lutte contre les flux illicites liés aux ressources minières.

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