Le gouvernement entend tourner la page des contestations récurrentes autour des élections. Face aux partis politiques et aux organisations de la société civile, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a levé un coin de voile sur la nouvelle architecture électorale envisagée pour la Côte d’Ivoire.
L’option retenue repose sur un modèle articulé autour de trois organes distincts appelés à conduire le processus électoral. Le premier sera chargé de l’organisation matérielle des scrutins. Le deuxième aura pour mission le recensement et la compilation des votes afin de garantir la sincérité des résultats. Quant au troisième, il assurera la supervision et le contrôle de l’ensemble du processus.
Pour le chef du gouvernement, cette réforme répond à une exigence de crédibilité, de neutralité et d’efficacité. « Le nouvel organe sera un mécanisme électoral capable de garantir la rigueur de l’organisation matérielle du scrutin, la sincérité du comptage des voix, la transparence de la proclamation des résultats et la crédibilité de la supervision générale du processus », a-t-il indiqué.
Selon Robert Beugré Mambé, cette réflexion est le fruit d’une analyse approfondie du système électoral ivoirien, enrichie par l’étude d’expériences étrangères, notamment africaines, ayant fait leurs preuves en matière d’alternance démocratique et de stabilité institutionnelle. Il a également souligné les avancées réalisées par la Côte d’Ivoire dans le domaine de la biométrie, devenue une référence sur le continent.
Le gouvernement mise aussi sur une modernisation maîtrisée du dispositif électoral. L’utilisation de la technologie devrait ainsi permettre d’améliorer l’inscription des électeurs, la vérification des données, la transmission des résultats et la communication autour du processus, avec des mécanismes de sécurisation et d’audit.
Au-delà des aspects techniques, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de renforcer l’éducation civique et électorale afin de prémunir les populations contre la désinformation et la manipulation. Il a appelé les partis politiques, la société civile, les médias et la jeunesse à jouer pleinement leur rôle pour consolider la paix et la cohésion nationale.
« Nous voulons que les élections ne soient plus des moments de peur, mais des moments de choix », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté du gouvernement de bâtir un système électoral davantage rassurant pour l’ensemble des acteurs.
David Kouassi

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