Le président de l’Inspection générale du Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), Dr Issa Malick Coulibaly, a effectué, mercredi 1er avril 2026, une visite à caractère familial chez l’archevêque métropolitain de Korhogo, Monseigneur Armand Koné, en présence d’une forte délégation.
Selon Dr Coulibaly, cette démarche s’inscrit dans une volonté de perpétuer les liens historiques entre sa famille et l’Église catholique dans la région. « Le soutien apporté à l’Église catholique est une obligation, car c’est un héritage que nous devons assumer en tant que population de cet archidiocèse, en tant que cadres et fils de la région, et membres de la grande famille Zouakagnon-Gbon », a-t-il déclaré.
Revenant sur l’histoire de ces relations, il a évoqué les origines de l’implantation de l’Église catholique à Korhogo, remontant à plus d’un siècle. Il a indiqué que les premiers missionnaires, après avoir sollicité l’autorisation du patriarche Gbon, avaient initialement été installés sur un site correspondant aujourd’hui au cimetière catholique, entre les quartiers Soba et Sinistré. Face aux difficultés rencontrées pour mener leur mission, un nouveau site leur aurait été attribué, correspondant à l’emplacement actuel de l’église, non loin de la résidence du chef traditionnel.
Dr Coulibaly a également souligné l’implication de figures marquantes de la région, notamment feu le député Gon Coulibaly et son fils, feu le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, dans le soutien à l’Église catholique de Korhogo.
Il a par ailleurs révélé que le patriarche Gbon avait autorisé la conversion de son jeune frère Valy, devenu ainsi le premier chrétien de la famille sous le nom de Pierre, marquant la naissance de la branche catholique de la famille Zouakagnon-Gbon.
Pour sa part, Monseigneur Armand Koné, quatrième archevêque de Korhogo et premier Sénoufo à occuper cette fonction, s’est réjoui du caractère familial et interreligieux de cette visite, intervenue dans le contexte de la célébration des Rameaux 2026.
« Le sens de cette visite familiale est d’aider l’homme à atteindre sa vocation d’être humain, fondée sur l’humilité. Que l’on soit chrétien, musulman ou adepte de la religion traditionnelle, toutes ces voies portent des valeurs sociales essentielles à la cohésion de nos sociétés », a-t-il affirmé.
L’archevêque s’est félicité de la diversité religieuse des participants à cette rencontre. « Je suis heureux de constater la présence de fidèles de différentes confessions. La mission de l’évêque est d’accompagner toutes les populations, quelles que soient leurs croyances », a-t-il ajouté.
Aly Ouattara, correspondant régional

Discussion about this post