Le préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, a appelé, le 7 août 2026, à la collaboration et à la mobilisation sociale autour des forces de défense et de sécurité. Il s’exprimait à l’occasion des festivités marquant le 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, placées sous le thème : « Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ».
Cet appel a été lancé à l’issue de la revue des troupes, en présence d’une forte mobilisation des populations, des chefs de services, des élus locaux, des représentants des communautés de la CEDEAO, des chefs traditionnels et des guides religieux.
« Je profite de ces instants de grands rassemblements pour en appeler à la collaboration et à la mobilisation sociale autour de nos entités sécuritaires et de défense », a déclaré le préfet.
Karim Diarrassouba a également rappelé l’importance de la célébration du 7 août, une date qui, selon lui, constitue un moment majeur dans la vie de la Nation.
« La commémoration de chaque 7 août est un moment important de la vie de la Nation. Oui, cette date est glorieuse et sa commémoration revêt une haute portée mémorielle et républicaine, parce qu’elle nous offre l’occasion non seulement de marquer notre attachement à la Nation, mais également de nous souvenir des pionniers de l’indépendance et d’avoir une pensée reconnaissante pour les sacrifices qu’ils ont consentis. C’est donc à juste titre et avec une légitime fierté que nous nous retrouvons ici ce matin, massivement rassemblés », a-t-il souligné.
Le préfet a ensuite évoqué le rôle historique de Korhogo et de la région du Poro dans les célébrations de l’indépendance. Il a rappelé qu’en 1965, la ville avait eu l’honneur d’abriter les festivités nationales.
« La région du Poro et sa mythique capitale Korhogo, qui ont eu l’honneur et le privilège d’abriter en 1965 les festivités de célébration de la fête de l’indépendance, n’échappent pas à ce constat. En effet, s’il est vrai que, pendant longtemps, la région a souffert d’un déficit d’investissements publics conséquents, on observe cependant avec satisfaction qu’au cours de cette dernière décennie, elle a été le réceptacle de grands projets, financés soit directement par l’État, soit par le canal des collectivités territoriales », a-t-il relevé.
Grâce à ces investissements publics et à la forte implication des cadres dans le développement local, le Poro connaît aujourd’hui, selon le préfet, une profonde transformation.
« La région du Poro incarne aujourd’hui une dynamique rare : celle d’un territoire qui avance, se structure et se transforme chaque jour pour offrir des perspectives heureuses à ses populations et particulièrement à sa jeunesse », a-t-il souligné.
S’adressant particulièrement aux jeunes, le préfet hors grade Diarrassouba les a invités à prendre pleinement leur part dans le processus de développement de la région.
Il a notamment déploré certains comportements antisociaux, citant la consommation de drogues, l’oisiveté, la défiance à l’égard des lois civiles et sociales, ainsi que l’incivisme et les incivilités sous diverses formes.
« Rien, absolument rien, ne saurait justifier que certains d’entre vous entrent ainsi en conflit avec la société », a-t-il martelé.
Abordant la question sécuritaire, le préfet a estimé que les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire sont également liés à l’importance accordée à la sécurité par le président de la République, Alassane Ouattara.
« La Côte d’Ivoire progresse parce que le président de la République a toujours fait de la sécurité le pilier de sa gouvernance et des politiques publiques. Et c’est à dessein que la célébration de l’An 66 est placée sous le thème : “Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement” », a-t-il déclaré.
Concernant la situation sécuritaire dans le Poro, Karim Diarrassouba s’est dit satisfait de son évolution.
« Nous observons avec satisfaction que la situation sécuritaire à l’échelle de la région est satisfaisante », a-t-il indiqué.
Il a toutefois relevé plusieurs menaces persistantes, notamment l’orpaillage clandestin dans certaines localités, le trafic de drogues et de stupéfiants ainsi que la menace terroriste.
Selon lui, ces phénomènes « font malheureusement peser des risques réels sur l’ordre social et sécuritaire ».
Le préfet a donc invité les populations à dénoncer les pratiques illégales et à éviter toute forme de complicité.
« Autrement dit, si dans nos villages et quartiers les trafiquants de drogues sont dénoncés, si certains de nos concitoyens ne se rendent pas complices de l’installation anarchique et illégale des orpailleurs sur les terres rurales, l’ordre social et sécuritaire s’en ressentirait positivement », a-t-il expliqué.
Au nom du chef suprême des armées, qu’il a dit avoir « l’insigne honneur de représenter » dans la région, Karim Diarrassouba a adressé ses félicitations au général Zoumana Ouattara, commandant la 4e Région militaire et la Zone opérationnelle Nord, ainsi qu’à l’ensemble des hauts commandements et chefs d’unités.
Il a salué l’engagement des forces de défense et de sécurité, dont les éléments « s’emploient chaque jour, au péril de leur vie, à contenir la menace terroriste, mais également à assurer quotidiennement la sécurité de l’ensemble des populations ».
Le préfet a ainsi présenté l’outil de défense comme « une institution au service de la paix, de l’unité nationale et du développement ».
Le défilé militaire, suivi d’une démonstration des capacités des forces armées ivoiriennes, notamment terrestres, aériennes et motorisées, sous les applaudissements nourris des populations, a mis fin aux festivités marquant l’An 66 de l’indépendance à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire.
Aly OUATTARA

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