Il n’existe plus de commission électorale indépendante (CEI), l’organe a été dissout. Le porte parole du gouvernement l’a annoncé ce mercredi 6 mai 2026, lors du compte rendu du conseil des ministres.
Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a justifié cette décision par la nécessité de restaurer la confiance autour des processus électoraux. « Au terme du dernier cycle électoral, et au regard des réserves relevées à l’endroit de cette institution, ainsi que des critiques dont elle a fait l’objet, le Conseil a décidé de sa dissolution », a-t-il déclaré.
Mise en place par la loi de 2001, conformément à la Constitution de 2000, la CEI avait pour mission d’organiser et de superviser les élections nationales ainsi que les référendums. Mais, au fil des années, l’institution n’a cessé de cristalliser les tensions politiques et les contestations, aussi bien de la part des partis que de la société civile.
« Chacun de nous a été témoin des récriminations et critiques faites aux commissions électorales depuis 2000 », a rappelé le porte-parole, évoquant notamment les crises ayant entouré les premiers scrutins du multipartisme et les débats récurrents sur la composition de l’organe électoral.
« La société civile la revendiquait, certains acteurs politiques souhaitaient même l’exclusion des partis politiques en son sein », a-t-il ajouté.
A l’en croire, le ministre Amadou Coulibaly, cette dissolution n’est pas une fin en soi.
« Cette dissolution ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections, à même de rassurer davantage les acteurs politiques et les Ivoiriens », a expliqué Amadou Coulibaly.
« Il s’agit de garantir de façon durable l’organisation d’élections apaisées dans notre pays », a insisté le ministre, soulignant la volonté de l’exécutif de répondre aux attentes exprimées par les populations.
« Je ne peux vous dire en l’état actuel quel sera ce nouveau mécanisme », a admis le porte-parole. « Il sera discuté au niveau du gouvernement ».
Toutefois, l’exécutif se veut rassurant quant à la direction engagée. « Très bientôt, on verra les mécanismes qui seront mis en place afin d’atteindre cet objectif d’élections apaisées et crédibles », a-t-il promis, évoquant « une nouvelle ère qui va s’ouvrir » pour le système électoral ivoirien.
Quel sort pour le personnel ?
La dissolution de la CEI soulève également des interrogations sur le devenir de ses agents. Sur ce point, le porte parole du gouvernement appelle à relativiser. « La CEI est dissoute. C’est ce qui arrive chaque fois qu’une institution est dissoute », a tranché Amadou Coulibaly.
« Les agents avaient des qualités qui leur ont permis d’intégrer cette institution. Ils devraient pouvoir se recaser, soit dans le public, soit dans le privé », a-t-il conclu.
David kouassi

Discussion about this post