Dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal menée par le Syndicat des acheteurs et vendeurs d’or et de diamant de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI) sur l’ensemble du territoire national, la Société coopérative avec conseil d’administration (SCOOPS-SCOMAVIE) a procédé, le 4 juin 2026, à l’ouverture d’un bureau annexe d’achat et de vente d’or et de diamant brut dans le village de Liueouan 2, sous-préfecture de Namané, dans le département de Daloa, région du Haut-Sassandra (Centre-Ouest).
Cette initiative vise à renforcer la traçabilité du secteur aurifère et à encourager les acteurs miniers à se conformer aux règles de légalité en vigueur.
La cérémonie s’est tenue en présence du secrétaire général de la préfecture d’Issia, représentant le préfet du département, du sous-préfet de Namané, ainsi que de plusieurs responsables du secteur, notamment Ibrahima Soumahoro, premier responsable du SAVOD-CI, et Coulibaly Hamed, président de la SCOOPS-SCOMAVIE et délégué du district de Sassandra pour le SAVOD-CI.
Prenant la parole, le chargé de sensibilisation, Kouyaté Kader, a rappelé les enjeux liés à l’orpaillage. « L’orpaillage est un travail comme tout autre lorsqu’il est bien fait. Il apporte des retombées positives au village, aux populations et au pays. Mais lorsqu’il est exercé dans l’illégalité, il devient un danger pour les populations et pour l’environnement », a-t-il indiqué.
Poursuivant, il a souligné la nécessité pour les acteurs du secteur de sortir de l’informel. « Le problème des exploitants miniers est aussi le nôtre, car c’est auprès d’eux que nous achetons l’or et le diamant. Il faut qu’ils se structurent et sortent de l’informel », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le président de la SCOOPS-SCOMAVIE, Coulibaly Hamed, a expliqué que l’ouverture de ce bureau annexe s’inscrit dans la dynamique de lutte contre l’orpaillage illégal. Selon lui, cette initiative vise à renforcer la traçabilité des transactions et à encourager les acteurs à intégrer le circuit formel.
De son côté, le président du SAVOD-CI, Soumahoro Ibrahima, a invité les populations à se regrouper en coopératives afin de bénéficier des avantages offerts par l’État. Il a également évoqué la question des permis de recherche et des réserves minières, appelant à une meilleure sensibilisation des acteurs.
L’autorité administrative, le secrétaire général de la préfecture d’Issia, a pour sa part exhorté les acteurs illégaux à rejoindre le circuit formel. Il a insisté sur le respect des obligations fiscales. « L’État demande à chacun de se mettre en règle et de payer les taxes. Cela contribuera au développement des villages, des villes et du pays. Ne restez pas dans l’illégalité, car les biens peuvent être saisis », a-t-il averti.
Aly Ouattara

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