Ce vendredi 9 janvier 2026, Agadir s’est réveillée sous un froid mordant. À peine 5 °C au thermomètre, mais une autre température, bien plus glaciale encore, envahit les rues marocaines : la peur. Elle se lit dans les regards des supporters des Lions de l’Atlas, mais aussi chez de nombreux Africains vivant au Maroc. Une peur bien identifiée : les Lions Indomptables du Cameroun.
Et pour cause. Match après match, le Cameroun monte en puissance. Solide, discipliné, conquérant, l’ogre camerounais avance comme une machine de guerre. Il distribue les migraines à tous ses adversaires et fait trembler jusque dans les cafés d’Agadir. En face, le Maroc, pourtant pays hôte, peine à rassurer. Hormis sa démonstration de force contre la Zambie, les Lions de l’Atlas ont souvent montré leurs limites. Leur courte et poussive victoire face à la Tanzanie (1-0) a fini de semer le doute.
Aujourd’hui, dans les rues, les discussions sont dominées par une même crainte : et si le Cameroun éliminait le Maroc chez lui ? L’angoisse est palpable. Les regards sont lourds, les conversations fébriles. L’espoir subsiste, certes, car le football reste imprévisible, mais la confiance, elle, s’effrite.
Pendant que le Maroc tremble, la Côte d’Ivoire, elle, se prépare à son propre combat. Demain, face aux Pharaons d’Égypte, les Éléphants ont rendez-vous avec l’histoire. Il est temps de briser cette malédiction égyptienne qui nous poursuit depuis trop longtemps. Amad Diallo, Yan Diomandé, Christ Inao, Guéla Doué et leurs coéquipiers portent la même détermination : redonner au peuple ivoirien sa fierté et écrire une nouvelle page glorieuse.
Correspondant

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