Le président de FIER – La Côte d’Ivoire d’abord, Jean Bonin Kouadio, interpelle les autorités ivoiriennes sur la qualité de l’assistance en escale à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.
Dans un texte publié le 29 août 2026, il appelle à une évaluation approfondie des prestations, notamment dans la gestion des bagages.
Pour Jean Bonin Kouadio, l’assistance en escale constitue un maillon essentiel de la chaîne de services d’un aéroport qui ambitionne de devenir un hub aérien régional de référence. Il relève les investissements consentis par l’État dans les infrastructures aéroportuaires ainsi que le développement d’Air Côte d’Ivoire.
Le président de FIER estime toutefois que les difficultés rencontrées par certains voyageurs dans la récupération de leurs bagages, notamment les retards ou les cas de bagages égarés, sont susceptibles de ternir l’image de la plateforme aéroportuaire et, au-delà, celle de la Côte d’Ivoire.
Jean Bonin Kouadio met particulièrement en avant la situation de Menzies Aviation, présenté comme l’opérateur chargé de l’assistance en escale à l’aéroport d’Abidjan.
Selon lui, d’éventuelles insuffisances dans cette activité pourraient également affecter l’image d’autres acteurs de la plateforme, notamment AERIA, l’ASECNA et SECURIPORT, alors que leurs responsabilités respectives ne couvrent pas nécessairement l’ensemble des opérations d’assistance en escale.
Dans son communiqué, le président de FIER affirme avoir appris que Menzies Aviation aurait engagé une procédure arbitrale contre l’État ivoirien devant la Chambre de commerce internationale à Paris, afin de défendre le maintien de ses droits sur cette activité jusqu’en 2029.
Jean Bonin Kouadio demande que cette question soit examinée avec rigueur, dans le respect des engagements contractuels et sur la base des documents disponibles.
L’OPTION AIR CÔTE D’IVOIRE
Le président de FIER souhaite également que l’hypothèse d’une reprise de l’assistance en escale par Air Côte d’Ivoire soit étudiée.
Pour Jean Bonin Kouadio, si la compagnie nationale dispose des capacités humaines, techniques, financières et organisationnelles nécessaires pour assurer une prestation plus performante, cette option mérite d’être objectivement évaluée.
« Nous ne demandons pas un privilège pour Air Côte d’Ivoire », souligne-t-il, estimant que toutes les solutions susceptibles d’améliorer durablement la qualité du service doivent être examinées.
À ses yeux, un véritable hub aérien ne se résume pas à une aérogare moderne, à une piste performante ou à une flotte d’avions en expansion. Il doit également garantir une chaîne de services efficace, allant de l’accueil des passagers au traitement des bagages, en passant par la ponctualité, l’assistance aux voyageurs et le respect des standards internationaux.
Jean Bonin Kouadio appelle ainsi le gouvernement, les ministères concernés, l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC), AERIA, Air Côte d’Ivoire et l’ensemble des acteurs de la plateforme aéroportuaire à examiner sans complaisance la situation de l’assistance en escale.
Il demande notamment que les performances de Menzies Aviation soient évaluées au regard de ses obligations contractuelles et que les éventuelles insuffisances soient clairement établies.
Pour le président de FIER, la Côte d’Ivoire doit certes respecter ses engagements contractuels, mais elle doit également veiller à la défense de l’intérêt général, à la qualité des services offerts aux voyageurs et à la compétitivité de l’aéroport d’Abidjan.
« Nous ne sommes contre personne. Nous sommes pour la Côte d’Ivoire », affirme Jean Bonin Kouadio, qui estime que la qualité de l’assistance en escale constitue un enjeu de compétitivité, d’attractivité et d’image pour le pays.
Alors qu’Abidjan ambitionne de renforcer son statut de hub aérien en Afrique de l’Ouest, le président de FIER considère que l’ensemble de la chaîne de services doit être à la hauteur de cette ambition.

Discussion about this post