L'Oeil d'Abidjan
  • ACTUALITE
    • POLITIQUE
    • SPORT
  • SÉCURITÉ/DÉFENSE
    • DROGUE/TRAFIC ILLEGAL
    • FAITS DIVERS & JUSTICE
    • POLICE &ARMEE
  • SOCIÉTÉ
    • EDUCATION/CIVISME/EMPLOI
    • EAU/FORET/ENVIRONNEMENT
    • SANTE & RELIGION
    • URBANISME & FAITS DE SOCIETE
  • ÉCONOMIE
    • AGRO/BETAIL/PECHE
    • ÉNERGIE & MINES
    • ECONOMIE/TÉLÉCOM/ENTREPRISE
    • TRANSPORTS & TOURISME
  • PEOPLE
    • CULTURE
  • AFRIQUE
  • COMMUNIQUES
No Result
View All Result
  • ACTUALITE
    • POLITIQUE
    • SPORT
  • SÉCURITÉ/DÉFENSE
    • DROGUE/TRAFIC ILLEGAL
    • FAITS DIVERS & JUSTICE
    • POLICE &ARMEE
  • SOCIÉTÉ
    • EDUCATION/CIVISME/EMPLOI
    • EAU/FORET/ENVIRONNEMENT
    • SANTE & RELIGION
    • URBANISME & FAITS DE SOCIETE
  • ÉCONOMIE
    • AGRO/BETAIL/PECHE
    • ÉNERGIE & MINES
    • ECONOMIE/TÉLÉCOM/ENTREPRISE
    • TRANSPORTS & TOURISME
  • PEOPLE
    • CULTURE
  • AFRIQUE
  • COMMUNIQUES
No Result
View All Result
L'Oeil d'Abidjan
No Result
View All Result
ADVERTISEMENT

Nouvel organe électoral : Assalé Tiémoko dénonce une contradiction dans la position du pouvoir

16 octobre 2026
in POLITIQUE
13
VIEWS
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur Twitter

Dissoudre la CEI au nom de la défiance et refuser le dialogue au nom de la stabilité : une contradiction

J’ai lu avec attention la publication de M. Arthur Banga relativement au débat sur la nécessité ou non d’un dialogue politique avant la mise en place du nouvel organe électoral et je voudrais, humblement, me prononcer sur cette sortie.

Je dois d’abord reconnaître une chose : si M. Banga n’avait pas été candidat aux dernières élections législatives, je n’aurais sans doute pas jugé nécessaire de répondre à son texte.

Cette expérience électorale lui a certainement permis de mesurer l’écart qui existe parfois entre les analyses développées sur les plateaux de télévision et la réalité sur le terrain, des insuffisances de notre système électoral.

Elle a également dû lui faire prendre conscience de la nécessité de réformes profondes, aussi bien concernant l’organe électoral que le cadre juridique des élections dans notre pays.

C’est précisément parce que je lui reconnais cette expérience du terrain que sa position m’interpelle.

À la lecture de sa tribune, une confusion fondamentale apparaît : celle entre la consultation administrative et le dialogue politique.

Personne ne conteste que le gouvernement ait invité les partis politiques et les organisations de la société civile à transmettre leurs propositions au ministère de l’Intérieur.
Mais ce n’est pas la question.

La véritable question est de savoir si le futur organe électoral sera le fruit d’un consensus politique ou d’une décision élaborée par le pouvoir après avoir recueilli des avis.
La différence est essentielle.

Déposer des propositions dans un ministère n’est pas un dialogue politique.

Être reçu individuellement par une administration n’est pas un dialogue politique.

Être consulté n’est pas participer à la définition concertée des règles du jeu.

Dans toute démocratie, les règles qui organisent la compétition électorale doivent faire l’objet de la plus large adhésion possible.

Parce que l’élection détermine l’accès au pouvoir, son arbitre ne peut être conçu par un seul des compétiteurs.

C’est d’ailleurs là que la position du pouvoir révèle sa contradiction.

Si la CEI a été dissoute au motif qu’elle faisait l’objet de critiques persistantes de la part de l’opposition et de la société civile, alors le gouvernement reconnaît lui-même l’existence d’un déficit de confiance.

Dès lors, comment peut-on invoquer cette crise de confiance pour justifier la disparition de l’ancien organe tout en refusant le dialogue politique qui permettrait de construire la légitimité du nouvel organe ?

On ne reconstruit pas la confiance par une simple procédure administrative.

La confiance naît de la participation, de l’inclusion et du consensus. Elle naît de la méthode.

M. Banga soutient également que le Parlement constituera une autre étape du dialogue. L’argument paraît séduisant, mais il ne résiste pas à l’analyse.

Le Parlement est un cadre d’adoption de la loi. Le dialogue politique est un cadre de construction du consensus.

Le premier intervient à la fin du processus.
Le second doit intervenir au début.

Confondre les deux revient à remplacer la recherche d’un accord par le vote d’une majorité.

Or, lorsqu’il s’agit des règles électorales, la légalité ne suffit pas toujours à garantir la légitimité. Un texte peut être adopté conformément à la loi tout en demeurant contesté politiquement.

L’histoire récente de nombreux pays, y compris la Côte d’Ivoire, en fournit suffisamment d’exemples.

M. Banga reproche ensuite à l’opposition de vouloir imposer une forme particulière de dialogue. Là encore, le débat est déplacé.

Le problème n’est pas l’organisation d’un forum ou d’une grande rencontre nationale.

Le problème est la création d’un cadre dans lequel les acteurs débattent ensemble, confrontent leurs positions et construisent collectivement un compromis.

Ce que réclament l’opposition et une partie de la société civile n’est pas un spectacle politique. Elles demandent que la future institution électorale bénéficie d’une légitimité partagée dès sa naissance.

C’est d’ailleurs un principe largement admis en matière de gouvernance démocratique : l’indépendance et la crédibilité d’un organe électoral ne se mesurent pas uniquement à sa composition juridique, mais aussi au niveau de confiance qu’il inspire aux acteurs politiques et aux citoyens.

Enfin, et là, je fais une digression, mais une digression nécessaire. L’argument avancé par le porte-parole du gouvernement, repris par certains, selon lequel le pays n’est pas en crise et qu’il n’y aurait donc pas lieu d’ouvrir un dialogue politique, est sans doute l’argument le plus étonnant de tous.

Car il repose sur une conception profondément erronée du dialogue en démocratie.

Le dialogue n’est pas un outil réservé aux périodes de crise.
Il est précisément le moyen d’éviter les crises.

Les démocraties solides discutent des règles du jeu avant que les tensions n’apparaissent, et non après.

Attendre l’installation de la crise pour dialoguer reviendrait à admettre que le dialogue n’est plus un instrument de gouvernance, mais un simple mécanisme de gestion des conflits.

Or, la responsabilité d’un État prévoyant est précisément d’anticiper les contestations futures en recherchant, en amont, le consensus le plus large possible.

Au fond, le débat est simple.

Si le gouvernement estime que les critiques formulées contre la CEI étaient suffisamment sérieuses pour conduire à sa dissolution, alors elles sont suffisamment sérieuses pour justifier un véritable dialogue politique sur l’organe appelé à la remplacer.

La question n’est donc pas de savoir si des courriers ont été échangés ou si des audiences ont été accordées.

La question est de savoir si le futur organe électoral sera le produit d’une volonté unilatérale du pouvoir ou l’aboutissement d’un consensus national.

Car en démocratie, les règles de la compétition ne devraient jamais être écrites par un seul joueur. Et lorsqu’il s’agit de l’organe chargé de garantir la sincérité des élections, le consensus n’est ni une faveur accordée à l’opposition ni une concession faite à la société civile. C’est une exigence démocratique.

Si, dans une démocratie, la majorité tire de sa victoire le droit de gouverner, elle ne tire nulle part le droit de gouverner seule contre tous.

La force d’une majorité ne se mesure pas à sa capacité d’imposer sa volonté, mais à sa capacité d’écouter les voix qui ne pensent pas comme elle.

Car la démocratie n’est pas seulement le règne de la majorité ; elle est aussi la protection de la minorité. Ignorer cette exigence, c’est confondre majorité et hégémonie.

Et lorsqu’une majorité cesse d’écouter, elle prend toujours le risque de fragiliser la légitimité même des institutions qu’elle prétend construire.

ASSALE TIEMOKO ANTOINE.

PRESIDENT DE ADCI.

Previous Post

Nouvel organe électoral : Le ministre Vagondo fait une promesse aux partis politiques

Next Post

Nouvel organe électoral: Arthur Banga lance un appel à l’opposition

loeildabidjan

loeildabidjan

Cel: 05 02 17 96 00

RelatedPosts

POLITIQUE

Nouvel organe électoral : Le pouvoir veut-il éviter l’erreur de Laurent Gbagbo ?

16 octobre 2026
19
POLITIQUE

Nouvel organe électoral: Arthur Banga lance un appel à l’opposition

16 octobre 2026
15
POLITIQUE

Nouvel organe électoral : Le ministre Vagondo fait une promesse aux partis politiques

16 octobre 2026
21
POLITIQUE

Côte d’Ivoire/Nouvel organe électoral : Ce que cache le dialogue direct réclamé par l’opposition

14 octobre 2026
28
POLITIQUE

PPA-CI: le parti de Gbagbo crée sa propre imprimerie

7 octobre 2026
23
POLITIQUE

Diplomatie parlementaire / CEDEAO : Adjaratou Traoré-Coulibaly appelle à renforcer la voix de l’Afrique de l’Ouest

7 octobre 2026
10
Next Post

Nouvel organe électoral: Arthur Banga lance un appel à l'opposition

Discussion about this post

Le 20 Heures de RTI 1 du 14 avril 2024 par Marie-Laure N’Goran

https://youtu.be/SFui-AFMPOw?si=2yEGVDKV5rp_9QDS

INTERVIEW

(ENTRETIEN) Eudy Winner: Pourquoi j’ai sorti une chanson sur le malheureux évènement du stade d’Ebimpé ?

14 septembre 2023
459

(Interview) Municipale du 2 septembre/Bictogo « Je suis candidat pour le bonheur de Yopougon »

8 septembre 2023
177

REPORTAGE

(Reportage) Côte d’Ivoire: 3 000 litres de boues contaminées aux métaux lourds et au cyanure déversées dans le fleuve Cavally,

11 juillet 2024
92

Le site d’accueil de Nioroniguié redonne espoir aux réfugiés burkinabè

6 novembre 2023
492

PORTRAIT

PORTRAIT

Sassan Kouao Édouard, le planteur devenu bâtisseur et artisan de la démocratie ivoirienne

30 septembre 2026
21
PORTRAIT

(Portrait) Zadi Gnagna Théodore : un self-made-man

4 février 2026
116

LIBRE OPINION

LIBRE OPINION

Chronique : La bataille des toges et des cauris : Arthur Banga vs Francis Alger Ekoungoun 

22 août 2025
54
LIBRE OPINION

Est de la RDC : Un accord sous l’égide des États-Unis peut-il vraiment apporter une paix durable ? (Analyse)

22 juillet 2025
24

ENQUÊTE

ENQUETE

Sibeth Ndiaye, la Sénégalaise incontournable de la campagne d’En Marche!

5 août 2022
286

NOUS CONTACTER
Email: loeildabidjan2022@gmail.com
REDACTION ET SERVICE COMMERCIAL: (+225) 05 02 17 96 00/ 01 01 70 75 78
Siège: Abidjan
RCCM: n°CI-ABJ-03-2025-B12-00807 du 19/02/2025 au Tribunal de commerce d'Abidjan

© Copyright 2025, Tous Droits Réservés - www.loeildabidjanci.com - Powered by Vision Web | Designed by Vision Web

No Result
View All Result
  • ACTUALITE
    • POLITIQUE
    • SPORT
  • SÉCURITÉ/DÉFENSE
    • DROGUE/TRAFIC ILLEGAL
    • FAITS DIVERS & JUSTICE
    • POLICE &ARMEE
  • SOCIÉTÉ
    • EDUCATION/CIVISME/EMPLOI
    • EAU/FORET/ENVIRONNEMENT
    • SANTE & RELIGION
    • URBANISME & FAITS DE SOCIETE
  • ÉCONOMIE
    • AGRO/BETAIL/PECHE
    • ÉNERGIE & MINES
    • ECONOMIE/TÉLÉCOM/ENTREPRISE
    • TRANSPORTS & TOURISME
  • PEOPLE
    • CULTURE
  • AFRIQUE
  • COMMUNIQUES

© 2025 L'œil d'Abidjan - Site internet d'information basé en Côte d'Ivoire. .