En mission en Guinée au nom de la présidente du Parlement de la CEDEAO, la 2ᵉ vice-présidente de l’institution Adjaratou Traoré a plaidé pour une action parlementaire ouest-africaine davantage coordonnée et influente.
Représentant la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, la parlementaire ivoirienne a insisté sur la nécessité pour les pays de la région de renforcer leur capacité à défendre leurs intérêts dans un environnement international en pleine mutation.
Pour elle, la présence des représentants africains aux différentes tables de négociation ne suffit plus. Il importe désormais, a-t-elle relevé, de faire entendre une position commune et de parvenir à peser davantage dans les décisions qui engagent l’avenir de la région.
Dans cette perspective, Adjaratou Traoré-Coulibaly a appelé au renforcement de l’unité d’action, de la synergie entre les parlements nationaux et le Parlement communautaire, ainsi que de la stratégie collective de la région.
Elle a également mis l’accent sur la nécessité de consolider la crédibilité démocratique des institutions parlementaires ouest-africaines. L’objectif, selon elle, ne doit pas être de construire une position commune de façade, mais de transformer la concertation régionale en actions concrètes et ces actions en influence réelle.
« Dans le nouvel ordre international, être simplement présent aux tables de négociation ne suffit plus. Il faut désormais peser », a-t-elle soutenu.
La 2ᵉ vice-présidente du Parlement de la CEDEAO estime par ailleurs que l’Afrique de l’Ouest dispose d’atouts importants pour faire entendre sa voix. Elle cite notamment son expérience, sa légitimité et son potentiel de leadership.
« L’Afrique de l’Ouest a le leadership, l’expérience et la légitimité. À nous d’imposer notre vision ! », a-t-elle lancé.

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