Les coopératives minières de Diawala veulent se donner les moyens d’exister légalement. Après la création de plus de 17 coopératives minières et la mise en place d’une union les regroupant, les acteurs du secteur souhaitent désormais obtenir un couloir minéralisé pour exercer leurs activités dans un cadre légal.
Le président de l’Union des Coopératives Minières de Diawala (UCoMiDia), Coulibaly Bava, a exprimé cette préoccupation, le 29 août 2026. Selon lui, l’accès à un espace dédié à l’exploitation minière artisanale constitue une condition essentielle à la survie des coopératives légalement constituées.
« Nous avons des terres exploitables occupées par des permis des industriels qui avaient la sous-préfecture de Diawala », a-t-il expliqué.
Le président de l’UCoMiDia indique qu’un permis d’exploitation couvrant un périmètre de 751 km² s’étendrait de Boundiali jusqu’aux frontières du Mali et du Burkina Faso, englobant notamment la sous-préfecture de Diawala.
Face à cette situation, les responsables des coopératives souhaitent qu’un espace puisse leur être réservé afin de leur permettre de développer leurs activités dans le respect de la réglementation.
« Nous sollicitons un couloir minéralisé pour nos coopératives à Diawala afin que nous puissions continuer à exister dans la légalité et que nous puissions être des ambassadeurs auprès de toute la jeunesse du Tchologo pour un meilleur avenir », a plaidé Coulibaly Bava.
Pour les responsables de l’UCoMiDia, l’enjeu est également de donner une perspective économique aux jeunes de la région à travers une activité minière mieux organisée et encadrée.
Aly Ouattara

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