Une mésaventure qui soulève plusieurs interrogations. Deux voyageurs, qui souhaitaient se rendre à Marseille via Casablanca à bord d’un vol de Royal Air Maroc (RAM), disent avoir été empêchés d’embarquer le samedi 22 août 2026, à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.
Selon leur témoignage sur police secours, ils sont arrivés à l’aéroport environ une heure avant le départ prévu à 6h05. Munis de leurs billets et de leurs bagages, ils se sont présentés au comptoir d’enregistrement. Mais les agents leur auraient refusé l’enregistrement, au motif qu’ils auraient dû se présenter trois heures avant le décollage et que la capacité disponible en soute était déjà atteinte.
Une explication que les deux voyageurs disent avoir eu du mal à comprendre. Ils affirment avoir constaté, au même moment, que d’autres passagers continuaient d’être enregistrés. Certains seraient même arrivés après eux et, ne disposant pas de bagages à placer en soute, auraient pu poursuivre leur voyage.
Face à cette situation, les voyageurs disent avoir sollicité l’intervention du chef de service présent sur les lieux. Selon eux, leurs demandes seraient restées sans réponse, avant que ce responsable ne quitte finalement la zone d’enregistrement.
Conséquence : ils ont raté leur vol.
Un nouveau billet à leurs frais
Après cet incident, les deux voyageurs indiquent avoir pris attache avec Royal Air Maroc pour rechercher une solution. Ils affirment que la compagnie leur aurait indiqué que leurs billets n’étaient pas modifiables et qu’aucun report sur un autre vol n’était possible. Ils disent également ne pas avoir obtenu de remboursement.
Face à l’urgence et compte tenu de leur situation d’étudiants, ils expliquent avoir dû acheter de nouveaux billets auprès de Brussels Airlines, à un tarif supérieur à celui initialement payé pour leur voyage avec Royal Air Maroc.
L’affaire aurait pu en rester là. Mais un nouvel épisode, survenu le jeudi 27 août, a ravivé leurs interrogations.
Après avoir enregistré leurs bagages et franchi les contrôles de sûreté, les deux voyageurs affirment avoir aperçu, dans la zone d’attente avant l’embarquement, des agents qu’ils présentent comme étant les mêmes que ceux rencontrés quelques jours auparavant.
Ils disent avoir alors constaté l’enregistrement de plusieurs bagages, notamment des « bôrô » et de grandes valises de 23 kg, alors qu’il leur avait été expliqué précédemment que la capacité en soute était insuffisante.
L’un des voyageurs affirme également avoir été témoin d’une scène qu’il qualifie de troublante. Il dit avoir vu un agent procéder à la vente d’un billet d’avion pour un montant de 250 000 FCFA, avec un paiement effectué via Wave. Il affirme également avoir vu cet agent effectuer une modification manuscrite sur une carte d’embarquement.
Des faits que les intéressés disent être en mesure de documenter et qui les conduisent aujourd’hui à s’interroger sur les circonstances exactes ayant entouré leur premier voyage.
Royal Air Maroc interpellée
« Et si nos billets avaient déjà été revendus ou réattribués à d’autres passagers ? », s’interrogent-ils, tout en reconnaissant qu’ils ne disposent, à ce stade, d’aucun élément permettant d’établir une telle hypothèse.
Les voyageurs souhaitent surtout comprendre pourquoi leur enregistrement leur a été refusé alors que d’autres passagers auraient continué à être pris en charge. Ils demandent également des éclaircissements sur la capacité en soute et sur le traitement de leur réservation.
Ils appellent ainsi Royal Air Maroc à faire toute la lumière sur cette affaire. Les deux voyageurs assurent être disposés à transmettre les vidéos, documents et autres éléments en leur possession afin de permettre une vérification des faits.
À ce stade, ces accusations reposent sur leur témoignage et restent à vérifier. Une clarification de la compagnie et, le cas échéant, des responsables concernés permettrait d’éclairer les circonstances exactes de cette affaire.
David kouassi

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