Le producteur et transformateur de mangue séchée à Ferkessédougou, Yéo Mehoua René, se félicite de la réélection du président de l’Interprofession de la mangue de Côte d’Ivoire.
Dans un entretien accordé à l’oeil d’Abidjan, il estime qu’elle constitue « une opportunité majeure » pour renforcer la compétitivité de la filière sur les marchés national et international.

Selon M. Yéo, la stabilité au sein de l’Interprofession devrait permettre d’améliorer la qualité de la production, de dynamiser la transformation locale et d’accroître les revenus de l’ensemble des maillons, notamment les producteurs, commerçants et transformateurs. « Cela va impacter positivement les revenus et favoriser la création d’emplois pour les jeunes et les femmes », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que la Côte d’Ivoire est le troisième fournisseur de mangues de l’Union européenne, après le Pérou et le Brésil, et le premier fournisseur africain du marché européen. À ce titre, il estime crucial de renforcer la filière afin de faire face aux menaces et exigences sanitaires européennes.
Pour Yéo Mehoua René, les perspectives sont encourageantes grâce au leadership du président du Conseil d’administration, Pascal Nembelessini Silué. Il relève notamment « des solutions en vue pour le traitement des vergers contre les mouches de fruits », principale contrainte phytosanitaire.
S’agissant de la transformation, il cite parmi les difficultés majeures le financement, la courte saisonnalité de la mangue fraîche, le coût élevé des technologies importées et des certifications.
Il propose, à cet effet, la mise en place d’un fonds de garantie dédié aux transformateurs, l’installation en Côte d’Ivoire de fabricants de machines avec des facilités fiscales, ainsi que l’appui à l’acquisition de chambres froides pour conserver la matière première sur une longue durée. Il appelle également la recherche à développer « des variétés précoces et tardives » afin d’allonger la période d’activité.
Aly Ouattara
Correspondant régional

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