Le gouvernement accélère la riposte contre le cancer. Ce Mardi 24 février 2026, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’gou Dimba, a présidé une importante séance de travail consacrée au renforcement des outils de prise en charge des pathologies cancéreuses en Côte d’Ivoire.
Autour de la table : des représentants de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et plusieurs structures nationales spécialisées. Objectif : structurer un programme national intégré pour développer la radiothérapie, la médecine nucléaire et l’imagerie médicale.
Des infrastructures modernisées, des compétences renforcées
Face à la hausse des besoins en oncologie, les autorités sanitaires veulent anticiper et organiser la montée en puissance du dispositif national. Cela passe par :
L’extension et la modernisation des centres spécialisés existants, notamment le Centre National d’Oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara, l’Institut de Médecine Nucléaire d’Abidjan (IMENA) et l’Autorité de Radioprotection, de Sûreté et de Sécurité Nucléaires ;
Le renforcement de la formation des radiothérapeutes, physiciens médicaux, techniciens spécialisés et médecins nucléaires ;
La création de filières diplômantes locales en partenariat avec l’Institut National de Formation des Agents de Santé (INFAS) et l’Université Félix Houphouët-Boigny ;
La consolidation du cadre de régulation et l’amélioration de la maintenance durable des équipements ;
La mobilisation de financements internationaux à travers des projets structurés et bancables.
À terme, cette dynamique devrait déboucher sur une feuille de route nationale claire et opérationnelle, appuyée par des partenariats renforcés et une meilleure coordination institutionnelle.
L’ambition est nette : garantir aux populations une prise en charge plus précoce et plus efficace des cancers, améliorer significativement la survie des patients et rehausser leur qualité de vie.
David Kouassi

Discussion about this post