La lutte contre les mouches tsé-tsé s’intensifie dans les régions du Nord de la Côte d’Ivoire. Dans le cadre du Projet RESCO, des missions de supervision de la deuxième phase de constitution des Comités Villageois de Lutte (CVL), de formation de leurs membres et d’installation de pièges ont été menées du 9 au 17 avril 2026 dans les régions du Poro, du Béré, de la Bagoué et du Tchologo.
Ces opérations sont conduites par le Ministère des Ressources animales et halieutiques, à travers la Direction des Services Vétérinaires et du Bien-Être Animal (DSVBA), en collaboration avec les structures partenaires du projet.
Dans la région du Poro, la mission conduite par Soro Mamadou et le coordonnateur du projet Pro Dangers Sanitaires, Dr Kaba Saufiana, a visité les villages de Mamougou et Djougouplé Sénoufo, dans la sous-préfecture de Korhogo.
Sur place, les bénéficiaires, par la voix des chefs de village, également présidents des CVL, ont salué les effets positifs du programme. Ils ont relevé une nette amélioration de la santé animale, notamment des bœufs de culture attelée, ainsi qu’une baisse des fièvres chez les populations vivant à proximité des zones infestées.
Les pièges installés aux abords des rivières, points d’eau, petites forêts et forêts sacrées — lieux favorables à la prolifération des glossines — permettent de capturer et d’éliminer les insectes grâce aux produits insecticides qu’ils contiennent.
Les chefs de village Soro Navigué et Koné Boukéné ont plaidé pour l’extension du projet aux villages voisins et l’augmentation du nombre de pièges.
À l’issue de la visite, Soro Mamadou a indiqué que la mission visait à évaluer les résultats obtenus, identifier les difficultés rencontrées et recueillir les attentes des populations. Il a assuré que les préoccupations exprimées seront transmises afin d’envisager des solutions durables.
Dans le cadre du Projet RESCO, il est prévu la mise à disposition de 20 000 bœufs et de matériels de culture attelée aux producteurs de coton. Pour préserver ce cheptel contre les Trypanosomoses Animales Africaines, une vaste campagne anti-glossinienne a été engagée.
Ainsi, INTERCOTON, en collaboration avec la DSVBA, a actualisé l’étude entomologique et parasitaire dans le bassin cotonnier. Cette étude a permis de sélectionner 500 villages fortement infestés, bénéficiaires de la mise en place des CVL et de la distribution de 30 000 pièges de type Vavoua.
À travers cette action, les autorités entendent protéger durablement le cheptel, soutenir la production cotonnière et améliorer les conditions de vie des populations rurales du Nord ivoirien.
Ally Ouattara

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