À Attoban, l’avenir de la mosquée ALIF s’assombrit. La Communauté Musulmane de la Riviéra (CMR), réunie en urgence, s’est rendue sur le terrain convoité par un opérateur économique libanais. Selon ce dernier, qui s’appuie sur des documents juridiques, il serait le propriétaire du site. Pourtant, ce terrain est historiquement destiné au culte et reconnu comme tel par l’État de Côte d’Ivoire.
Sur place, l’inquiétude est grande. Les fidèles redoutent que les prochaines prières soient parmi les dernières. La destruction de la mosquée, annoncée pour la semaine prochaine, laisse planer un vent d’incertitude sur une communauté qui voit son lieu de culte menacé par l’appropriation d’un terrain censé rester sacré.
Cette situation met en lumière un problème récurrent : comment concilier développement immobilier et respect des sites religieux ? À Attoban, pour la mosquée ALIF, la réponse pourrait se jouer dans les prochains jours. La Communauté Musulmane de la Riviéra, armée de patience et de documents légaux, entend défendre son droit au culte et préserver un espace historique de la pratique religieuse.

Discussion about this post