Le partenariat entre l’État ivoirien et le secteur privé continue de produire des résultats tangibles dans le domaine de l’emploi des jeunes.
À Korhogo, la société Afrique Industrie Cajou (AIC), spécialisée dans la transformation de noix de cajou, affirme employer aujourd’hui plus de 2 000 personnes grâce à l’accompagnement de l’État.
« Grâce à notre agrément à l’investissement, l’État nous accompagne parce que nous offrons plus de deux à trois mille emplois », a déclaré le responsable manager de l’entreprise, Konaté Drissa, le 20 mai 2026.
Implantée sur l’axe Tioroniaradougou-Napié, route d’Abidjan, dans le secteur du village de Dagbarakaha, à environ 800 mètres de la voie bitumée, l’entreprise bénéficie également d’importants avantages liés à son agrément à l’investissement. Selon le manager, AIC réalise ainsi des économies estimées entre 50 et 60 millions de Fcfa par an sur les charges d’électricité auprès de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE).
Au-delà des emplois directs, l’entreprise joue aussi un rôle dans l’insertion professionnelle des jeunes à travers son partenariat avec le programme Emploi Jeunes. Chaque année, entre 40 et 50 étudiants stagiaires sont accueillis et formés au sein de l’usine.
« Nous payons 50 000 Fcfa aux stagiaires et l’État complète le reste afin d’atteindre le Smig », a précisé Konaté Drissa, indiquant que cette décision émane du PDG Konaté Mamadou.
Les stages, d’une durée de trois mois renouvelable une fois, débouchent parfois sur des recrutements définitifs. « Après six mois, certains stagiaires sont embauchés comme opérateurs et déclarés à la CNPS », a-t-il fait savoir.
Pour le responsable de AIC, cette collaboration entre l’État et le secteur privé constitue la preuve que le partenariat public-privé est une réalité au service de l’emploi et du développement économique.
Aly OUATTARA

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