Les éléments de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) Nord, section d’Angré, ont interpellé le chef présumé d’un gang impliqué dans le cambriolage d’un magasin de téléphones portables à Angré Djorogobité, ainsi qu’un receleur présumé, a-t-on appris de source sécuritaire.
Les faits remontent à la nuit du dimanche 22 au lundi 23 février 2026, aux environs de 3 heures du matin. Selon les informations recueillies, cinq individus armés de machettes, de marteaux et de scies ont fait irruption dans un magasin de téléphones portables situé dans le quartier d’Angré Djorogobité.
Les malfaiteurs auraient emporté plusieurs appareils électroniques, notamment des téléphones portables et des ordinateurs, avant de prendre la fuite.
Alertés, les enquêteurs de la BRI Nord ont ouvert une enquête qui a permis de remonter la piste des suspects.
Les investigations ont conduit, le mardi 10 mars 2026, à l’interpellation à Yamoussoukro du chef présumé du groupe, identifié sous les initiales S.M., âgé de 20 ans.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait reconnu sa participation au cambriolage et indiqué que l’opération avait été menée avec plusieurs complices actuellement recherchés.
Toujours selon les déclarations recueillies, après le cambriolage, le groupe aurait pris la fuite à bord d’un véhicule avant de se débarrasser de certains effets personnels afin d’effacer d’éventuelles traces.
L’enquête a également permis d’identifier un receleur présumé, un vendeur de téléphones exerçant à Abobo, identifié sous les initiales O.Y. Celui-ci aurait acheté, le matin même du cambriolage, 24 téléphones portables et quatre ordinateurs portables issus du vol.
Les deux suspects interpellés devraient être présentés au procureur de la République pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Les recherches se poursuivent en vue de retrouver les autres membres du groupe ainsi que d’éventuels complices.
Au-delà de ce fait divers, cette affaire pose une question plus large : celle du choix que font certains jeunes face aux difficultés sociales et économiques. À seulement 20 ans, se retrouver à la tête d’un gang de cambrioleurs est moins le signe d’un destin inévitable que celui d’une dérive préoccupante.
Car si la tentation de l’argent facile peut séduire, elle mène bien souvent à une impasse. Et lorsque les preuves sont là, les procédures judiciaires n’ont plus besoin de longues démonstrations.
David Kouassi

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