Douze heures d’audition avant de rentrer chez eux. Antoine Assalé Tiémoko et Stéphane Bahi ont été entendus, de 10 heures à 22 h 20, par les enquêteurs de la Préfecture de police d’Abidjan.
À l’issue de leur audition, les deux journalistes ont été autorisés à regagner leur domicile.
Cette audition fait suite à une plainte déposée par le gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Ibrahima Bacongo.
Le différend trouve son origine dans un numéro hors-série de L’Éléphant Déchaîné, publié en juillet 2026, consacré à l’opération de déguerpissement menée le 3 juin 2026 à Koumassi Campement.

Dans cette publication, le journal évoquait notamment des liens présumés entre Alloui Brou Jacques, présenté comme l’un des principaux initiateurs de l’opération, et le député RHDP Diabagaté Moussa. Le journal affirmait également que ce dernier aurait accompagné Alloui Brou Jacques lors d’une audience avec la ministre Myss Belmonde Dogo, la veille du lancement des démolitions. Des affirmations contestées par le ministère de la Cohésion nationale, qui avait exercé son droit de réponse.
Le 13 juillet, le gouverneur Bacongo a, à son tour, fait notifier au journal un droit de réponse accompagné d’une mise en demeure demandant la production des éléments ayant servi à étayer les informations publiées.
La direction de L’Éléphant Déchaîné a refusé de transmettre ces documents, estimant que cette demande n’était pas conforme aux dispositions de la loi sur la presse.
Le journal a ensuite saisi l’Autorité nationale de la presse (ANP) afin qu’elle se prononce sur le différend.
Parallèlement, l’affaire a été portée devant la justice. Le 28 juillet, Antoine Assalé Tiémoko et Stéphane Bahi ont reçu une convocation de la Préfecture de police d’Abidjan pour être entendus dans le cadre d’une plainte transmise au parquet.
Ce n’est pas la première fois qu’Antoine Assalé Tiémoko est entendu par les services d’enquête. En avril dernier, il avait déjà été auditionné dans une autre procédure liée à ses activités politiques. Cette fois, c’est en sa qualité de directeur de publication de L’Éléphant Déchaîné qu’il a répondu aux enquêteurs.
David kouassi

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