Le journaliste et analyste politique André Sylver Konan a appelé à la libération des élèves interpellés à la suite des événements survenus à Bocanda, et actuellement détenus à Dimbokro.
Dans une déclaration, il a indiqué que les jeunes concernés ont passé leur cinquième nuit consécutive en détention, précisant qu’ils sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, dont la destruction de biens privés.
Selon lui, les faits reprochés aux élèves auraient été exagérés. « Contrairement à ce qui a été avancé, les enfants ne sont pas entrés dans des domiciles pour casser. Ils ont jeté des pierres sur leur passage en direction de la mairie et de la préfecture, et plusieurs habitations ont été touchées », a-t-il affirmé.
M. Konan a estimé que si une volonté de pardon existait, elle aurait dû se manifester dès Bocanda, en évitant le transfèrement des élèves à Dimbokro. Il a également mis en doute certaines prises de position d’acteurs impliqués dans l’affaire, les accusant d’avoir contribué à donner une ampleur nationale au dossier.
Face à la situation, il a appelé à la mobilisation d’avocats pour assurer la défense des jeunes détenus. « J’invite les juristes originaires de Bocanda et de la région du N’Zi à se joindre à cette initiative afin de garantir leurs droits et obtenir une liberté provisoire », a-t-il lancé.
Il a par ailleurs exhorté les élus à faire preuve de clémence, estimant que leur position a influencé l’évolution de l’affaire. Il les a invités à soutenir les démarches visant à obtenir la libération des élèves.
S’adressant aux parents, André Sylver Konan les a appelés au calme et à faire confiance à la justice, tout en les encourageant à s’associer aux initiatives en faveur des jeunes.

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