À une semaine de l’Assemblée générale élective de la FIF, prévue le 12 septembre à Yamoussoukro, Yacine Idriss Diallo poursuit sa tournée de campagne à travers le pays.
Après Abengourou, le candidat a rencontré les représentants des clubs de la zone Est afin de présenter son projet « Transformer pour durer », mais surtout d’écouter leurs préoccupations.
Les dirigeants présents à la rencontre n’ont pas manqué de mettre sur la table les réalités auxquelles leurs clubs sont confrontés.
Au premier rang de leurs préoccupations figure l’état des infrastructures sportives.
Au nom des clubs membres statutaires, le président de Saccraboutou Sport, M. Timité, ainsi qu’un représentant des clubs amateurs, ont plaidé pour la réhabilitation des stades d’Abengourou et de Bondoukou. Pour eux, la vétusté de ces installations constitue un frein au développement du football dans la région et éloigne les équipes des populations.
Les difficultés liées aux déplacements des équipes ont également été évoquées. Les clubs des divisions inférieures doivent faire face à des charges importantes pour participer aux compétitions, dans un contexte où leurs ressources restent limitées.
Les représentants des clubs ont ainsi plaidé pour un accompagnement plus important des équipes évoluant dans les divisions inférieures, notamment celles des championnats amateurs et régionaux.
Ils ont également souhaité davantage de visibilité sur l’organisation des compétitions. Leur demande est claire : les règles relatives aux montées et aux descentes doivent être clairement définies avant le début des championnats. Une manière, selon eux, d’éviter les incompréhensions et de permettre aux dirigeants de mieux planifier leurs saisons.
La question des appuis financiers a naturellement occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont rappelé les enveloppes actuellement accordées aux différentes catégories : 140 millions de FCFA pour la Ligue 1, 70 millions pour la Ligue 2, 40 millions pour la Division 3, 15 millions pour la Division 1 féminine et 20 millions pour les groupements d’intérêts.
Mais pour les représentants de la zone Est, ces soutiens ne suffisent pas à absorber les charges des clubs de district et des équipes régionales. Ils appellent donc à une réflexion sur les mécanismes d’accompagnement de ces catégories.
Face à ces préoccupations, Yacine Idriss Diallo a privilégié un discours marqué par le réalisme. Le président sortant a assuré qu’il ne souhaitait pas prendre des engagements financiers qu’il ne serait pas certain de pouvoir tenir.
« Ce qu’on fait doit être réaliste et réalisable », a-t-il indiqué en substance, tout en promettant de poursuivre les efforts de mobilisation des ressources.
Dans l’hypothèse de moyens supplémentaires, des appuis matériels, notamment en ballons, maillots et équipements, pourraient être accordés aux clubs amateurs. Pour le candidat, l’enjeu est surtout de mettre en place de nouveaux mécanismes de mobilisation et de gestion des ressources afin de donner au football ivoirien des moyens plus importants et surtout durables.
Au-delà des préoccupations immédiates, Yacine Idriss Diallo a présenté les grandes lignes de son projet « Transformer pour durer ». La professionnalisation et l’auto-organisation des clubs en constituent des axes majeurs.
Le candidat estime que la transformation du football ivoirien ne peut reposer uniquement sur la FIF. Les clubs doivent également se structurer juridiquement, améliorer leur gouvernance et développer des modèles économiques susceptibles de générer davantage de ressources. Une nécessité renforcée par les exigences de la Confédération africaine de football (CAF) en matière de licence des clubs.
La valorisation et la monétisation des contenus sportifs devraient également contribuer à accroître la visibilité des clubs, attirer de nouveaux partenaires et créer de nouvelles sources de revenus.
Le football féminin figure aussi parmi les priorités. Yacine Idriss Diallo a insisté sur le potentiel de cette discipline et sur la nécessité de mieux protéger les jeunes joueuses contre les pressions psychologiques et morales ainsi que contre toutes les formes d’agressions.
Sur le volet des infrastructures, le président sortant a rappelé que la construction des infrastructures sportives relève de l’État, notamment à travers l’Office national des sports (ONS). Selon lui, la FIF doit plutôt accompagner les initiatives privées et tirer parti, lorsque cela est possible, des programmes de la FIFA.
David kouassi

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