Un homme de 57 ans a été retrouvé mort dans sa chambre, mardi 1er septembre 2026, à Kobakro, dans la commune d’Abobo-N’Dotré.
Son épouse, âgée de 38 ans, est soupçonnée de lui avoir porté plusieurs coups de couteau avant de tenter de brouiller les pistes. Elle a été interpellée et mise à la disposition de la Police criminelle pour la suite de l’enquête.
Selon la police Les faits se sont déroulés dans une villa basse de quatre pièces.
Il est environ 9 heures lorsque F. D., une jeune employée de maison, affirme avoir entendu des cris provenant de la chambre principale. Quelques instants plus tard, elle aurait aperçu sa patronne, K. A., sortir de la pièce avec un couteau portant des traces de sang.
À l’intérieur de la chambre se trouvait son époux, D. A., agent immobilier. Grièvement blessé, l’homme ne survivra pas à ses blessures.
Après le drame, la suspecte aurait demandé à l’employée de maison de garder le silence et de ne pas alerter les voisins. Elle aurait ensuite tenté de faire passer la mort de son mari pour un suicide.
Face au refus de la jeune employée de cautionner cette version, un autre scénario aurait été envisagé. Un jeune homme aurait été sollicité pour transporter le corps et le déposer dans un autre endroit du quartier, afin de faire croire à une agression commise à l’extérieur du domicile. Celui-ci aurait également refusé.
Le corps est finalement resté dans la chambre jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.
C’est aux environs de 21 heures que le Commissariat du 41e arrondissement d’Abobo-N’Dotré est alerté. Une équipe se rend sur les lieux et procède aux premières constatations. La Police criminelle et la Police scientifique sont également mobilisées, aux côtés du personnel médical.
Dans la chambre, les policiers découvrent le corps sans vie de D. A. Celui-ci présente plusieurs blessures, notamment à l’abdomen et aux bras.
Les recherches permettent également de retrouver, dans le domicile, un couteau présenté comme l’arme présumée du crime. Des vêtements que la suspecte aurait portés au moment des faits et portant des traces de sang sont également découverts. Les éléments sont recueillis par la Police scientifique pour les besoins de l’enquête.
Entendue par les enquêteurs, K. A. aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Elle aurait expliqué qu’une dispute avait éclaté avec son époux au sujet de la gestion des affaires du couple.
Selon sa version, le ton serait monté avant qu’elle ne se saisisse d’un couteau de cuisine et porte des coups à son mari.
Les enquêteurs devront désormais confronter ces déclarations aux différents éléments matériels recueillis sur la scène et déterminer avec précision les circonstances du drame.
David kouassi

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