Les agents des Eaux et Forêts ont mené, le jeudi 20 août 2026, une opération contre l’orpaillage clandestin dans le département de Bocanda. L’intervention a ciblé plusieurs sites illégaux localisés notamment à Dida Kayabo et Tchimoukro, dans la sous-préfecture de Bengassou.
Selon le bilan de l’opération, une trentaine d’abris de fortune ont été démantelés. Les agents ont également détruit 50 motopompes et 30 concasseurs utilisés pour l’exploitation clandestine de l’or. Trois motos ont, par ailleurs, été saisies.
Si les moyens matériels déployés par les orpailleurs ont été neutralisés, aucune interpellation n’a toutefois été enregistrée au cours de cette opération. Une situation qui soulève des interrogations sur les conditions dans lesquelles ces sites clandestins continuent de fonctionner et, surtout, sur l’information dont peuvent disposer leurs occupants avant l’arrivée des équipes d’intervention.
Cette absence d’interpellation interroge d’autant plus que l’opération concernait plusieurs sites. Elle pose la question de possibles fuites d’informations en amont des interventions et, plus largement, de l’existence éventuelle de complicités au sein de la chaîne chargée de la lutte contre l’orpaillage clandestin.
Sans préjuger de la responsabilité de qui que ce soit, ces interrogations mériteraient d’être examinées par les autorités compétentes. Une enquête interne pourrait notamment permettre de déterminer dans quelles circonstances les exploitants clandestins ont pu quitter les lieux avant l’intervention des agents.
La lutte contre l’orpaillage illégal ne saurait, en effet, se limiter à la destruction des équipements. L’identification et la poursuite des personnes impliquées dans ces activités constituent également un volet essentiel pour garantir l’efficacité des opérations sur le terrain.
David kouassi

Discussion about this post