La mythique Place de l’Indépendance de Gohitafla, localité du centre-ouest de la Côte d’Ivoire située à une soixantaine de kilomètres de Bouaflé, chef-lieu de la région de la Marahoué, a servi de cadre aux festivités marquant la commémoration du 66ᵉ anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance.
Cette célébration a réuni, autour des autorités préfectorale et municipale, plusieurs composantes de la société locale, notamment les têtes couronnées, les guides religieux, les forces de défense et de sécurité, les chefs de service, les cadres et fils du département, les associations et coopératives féminines, ainsi qu’une importante population venue prendre part à cette journée symbolique.
La cérémonie a débuté par une pensée pieuse en mémoire des vaillants bâtisseurs de la nation ivoirienne aujourd’hui disparus. Ce moment de recueillement a permis aux participants de rendre hommage à celles et ceux qui ont contribué, par leur engagement et leur sacrifice, à la construction de la Côte d’Ivoire.

Dans son intervention, le préfet du département de Gohitafla, Yao Kouakou, a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des populations et personnalités présentes, avant de dresser un bilan des avancées enregistrées aux plans national et local.
Sur le plan économique, le représentant de l’État a relevé la progression de l’économie ivoirienne, avec une croissance moyenne estimée à 7,2 %, présentée comme un indicateur de la dynamique de développement engagée par le pays.
Au niveau local, plusieurs réalisations et programmes ont été mis en avant. Il s’agit notamment de la délimitation des parcelles, du Projet social gouvernemental (PSG), du projet d’immersion et des Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO).
L’un des faits marquants demeure également la réalisation du bitume, désormais perçue comme une véritable fierté par les populations de Gohitafla.
Dans le secteur éducatif, l’autorité préfectorale a fait état d’une progression des résultats obtenus aux examens scolaires à grand tirage, traduisant, selon lui, les efforts consentis dans le domaine de l’éducation.
Sur le plan sécuritaire, les forces de défense et de sécurité ont reçu les félicitations du préfet pour leur engagement et leur disponibilité dans la protection des personnes et des biens.
La députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Naomie Zamblé, a également été saluée pour son soutien à l’administration locale et son implication en faveur du bien-être des populations.
Si le bilan présenté a été globalement jugé satisfaisant, la cérémonie a également été l’occasion de mettre en lumière plusieurs préoccupations qui constituent encore des obstacles au développement local.
Le comportement de certains conducteurs, marqué notamment par le non-respect des règles de circulation et des mesures de sécurité, constitue une source de préoccupation pour les autorités. Cette situation est susceptible de favoriser les accidents de la circulation et d’occasionner des pertes en vies humaines.
Face à ce constat, l’autorité préfectorale a invité les usagers de motos et autres engins à deux roues à davantage de prudence, au respect du Code de la route et des consignes des forces de sécurité.
La sécurité routière étant l’affaire de tous, le respect des règles doit s’inscrire dans une véritable culture citoyenne, particulièrement chez les jeunes, fortement représentés parmi les utilisateurs de motos.

Autre préoccupation soulevée : le manque de documents administratifs et la non-déclaration de certaines naissances.
Ces difficultés, parfois perçues comme de simples formalités administratives, peuvent pourtant avoir des conséquences importantes sur la vie des citoyens et sur la mise en œuvre de certaines politiques publiques.
L’absence d’actes de naissance ou de documents administratifs à jour peut notamment compliquer l’accès à certains services, l’inscription à l’école, l’établissement de pièces d’identité ou encore l’accès à certains programmes sociaux.
Les autorités locales ont donc appelé les populations à accomplir les démarches administratives nécessaires et à déclarer les naissances dans les délais requis.
Au-delà des festivités, cette commémoration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance est apparue comme un moment de bilan, mais également comme une occasion de rappeler que le développement d’une nation ne repose pas uniquement sur les infrastructures et les investissements publics.
À Gohitafla, le message est donc clair : les acquis doivent être préservés et consolidés par davantage de civisme, le respect des règles de circulation, la régularisation des documents administratifs et l’accomplissement des obligations citoyennes.
La cérémonie s’est poursuivie dans une atmosphère festive avec une visite du préfet Yao Kouakou aux nouveau-nés du jour à la maternité de Gohitafla, symbole de l’espoir et de la continuité de la nation.
Des prestations artistiques ont ensuite animé la célébration, avant qu’un vin d’honneur ne vienne mettre un terme aux festivités.
À travers cette célébration, Gohitafla a ainsi commémoré les 66 années d’indépendance de la Côte d’Ivoire, tout en dressant un bilan des avancées enregistrées et en mettant en lumière les défis qui appellent encore à une mobilisation collective.
Car célébrer l’indépendance, c’est aussi prendre conscience que chaque citoyen, par son comportement quotidien, contribue à bâtir la Côte d’Ivoire de demain.
ANGE, correspondant régional

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