L’ancien préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, a réagi au meurtre du jeune livreur, un drame qui a profondément ému l’opinion publique. Dans une tribune, il dénonce un « crime odieux » et plaide pour un renforcement de l’éducation aux valeurs afin d’endiguer la montée de la violence.
Le meurtre du jeune livreur continue de susciter une vive émotion. Parmi les nombreuses réactions, celle de l’ancien préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, retient l’attention. Se disant profondément bouleversé par ce drame, il condamne avec fermeté un acte qu’il qualifie de « crime odieux » et appelle à une réflexion collective sur les causes profondes de la violence.
Pour l’ancien administrateur civil, ce drame traduit une crise des valeurs qui s’est progressivement installée dans la société ivoirienne. Il estime que la recherche de l’argent, du pouvoir et de la gloire a souvent pris le pas sur le sens de l’effort, de la vertu et du respect de la vie humaine.
Vincent Toh Bi considère que cette situation est aussi la conséquence de plusieurs décennies de faiblesse dans l’éducation civique et morale des jeunes. À travers son mouvement « Aube Nouvelle », il réaffirme la nécessité de replacer la promotion des valeurs au cœur de la société.
L’ancien préfet met également en garde contre les effets durables d’un tel drame sur le sentiment de sécurité des populations. Il rappelle qu’après l’affaire Larissa, en 2016 à Yopougon, le climat d’insécurité ressenti par les populations avait perduré bien au-delà des faits. Selon lui, « le sentiment d’insécurité est plus difficile à combattre que l’insécurité elle-même ».
Pour inverser cette tendance, Vincent Toh Bi préconise de redonner toute sa place à l’éducation des citoyens, au-delà du seul cadre scolaire. Il invite les médias, les responsables politiques, les leaders religieux, les artistes, les sportifs et l’ensemble des leaders d’opinion à promouvoir le travail, le civisme, le respect de l’autre, la justice et l’équité.
« On construit. Pensons ardemment à bâtir aussi l’âme ivoirienne et à la remplir de valeurs, du respect de la vie et du droit », conclut-il, estimant que la prévention de la violence passe avant tout par un engagement collectif en faveur de l’éducation et des valeurs.

Discussion about this post