Ce qui vient de se produire au Sénégal avec le limogeage d’Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, le 22 mai 2026 vient illustrer les limites structurelles du « plan B ».
On peut se convaincre que lorsqu’un leader empêché choisit un autre candidat pour porter son projet, rien ne garantit que les intérêts, les visions et les ambitions resteront alignés une fois le pouvoir conquis.
Dans ce débat , on comprend désormais la position défendue par Tidjane Thiam.
En effet, à l’orée de la présidentielle 2025, le président du PDCI-RDA avait clairement marqué son opposition à l’idée d’un « plan B », estimant qu’un leadership politique ne se transfère pas mécaniquement.
À l’époque, cette position avait suscité critiques et incompréhensions. Mais les événements récents au Sénégal semblent montrer que les réserves exprimées n’étaient pas dénuées de fondement.
Le cas sénégalais pourrait ainsi servir d’avertissement à plusieurs formations politiques africaines tentées par des stratégies de substitution.
Car si le « plan B » peut permettre de gagner une élection, il ne garantit ni la stabilité du pouvoir, ni la cohésion durable entre alliés politiques.
David Kouassi

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