En marge de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé tenue à Genève, le ministre ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’gou Dimba, a plaidé pour une mobilisation accrue et un financement durable de la lutte contre le paludisme en Afrique.
Intervenant le mardi 19 mai 2026 lors de la Réunion ministérielle sur le paludisme organisée autour du thème : « Delivering Africa’s Big Push Together » (« Concrétiser ensemble la grande offensive de l’Afrique contre le paludisme »), le ministre ivoirien a partagé l’expérience de la Côte d’Ivoire ainsi que les réformes engagées par le gouvernement pour faire reculer cette maladie.
Face à plusieurs ministres africains de la Santé, des représentants de l’Organisation mondiale de la Santé, du Fonds mondial et de nombreux partenaires techniques et financiers, Pierre N’Gou Dimba a rappelé que le paludisme demeure un important problème de santé publique en Côte d’Ivoire.
Selon lui, cette maladie représente encore près de 30 % des consultations dans les structures sanitaires du pays, malgré les avancées enregistrées dans la réduction de la mortalité.
Pour inverser durablement cette tendance, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer à la fois le financement domestique et les partenariats stratégiques avec les partenaires internationaux, notamment le Fonds mondial.
Le ministre ivoirien de la Santé a également mis en avant les actions déployées par la Côte d’Ivoire dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Il s’agit notamment de la distribution de moustiquaires imprégnées, du traitement intra-domiciliaire, de l’assainissement de l’environnement, de l’introduction du vaccin contre le paludisme ainsi que du renforcement des actions communautaires de prévention.
Pierre N’Gou Dimba a surtout insisté sur l’importance d’une approche multisectorielle impliquant l’éducation, l’environnement, l’assainissement et les collectivités locales afin d’agir efficacement sur les causes environnementales favorisant la propagation de la maladie.
Le ministre a, par ailleurs, présenté le « Compact Santé » mis en place dans le cadre du Plan national de développement sanitaire 2025-2030. Ce mécanisme vise à améliorer la planification des investissements, à aligner les financements extérieurs sur les priorités nationales et à garantir une utilisation plus efficace des ressources mobilisées.
« Il faut véritablement que nous puissions travailler ensemble à l’élimination du paludisme d’ici 2030. Ce serait non seulement une victoire sanitaire majeure, mais également une opportunité de réorienter davantage de ressources vers les nouvelles maladies émergentes et les maladies non transmissibles », a déclaré le ministre.
À travers cette intervention, Pierre N’gou Dimba a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à contribuer activement à la dynamique continentale portée par l’Union africaine, ALMA et RBM Partnership to End Malaria pour accélérer l’élimination du paludisme en Afrique à l’horizon 2030.

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