La région du Poro tourne une nouvelle page administrative. Karim Diarrassouba a officiellement pris fonction le 24 avril 2026 en qualité de Préfet de la Région du Poro et Préfet du département de Korhogo. La cérémonie de passation de charges s’est tenue à la préfecture de Korhogo, en présence du député-maire, des autorités administratives, des élus locaux, des chefs traditionnels, des guides religieux ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité.
Ancien préfet de la région du Worodougou et du département de Séguéla, Karim Diarrassouba succède officiellement à l’administration intérimaire assurée par le préfet de Dikodougou. La remise des dossiers et symboles de commandement a constitué le moment central de cette rencontre solennelle.

Dans son adresse, le nouveau préfet a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur, feu André Eponon Assoumou, saluant un serviteur de l’État ayant laissé un héritage administratif marqué par plus de quarante années de service. Il a indiqué vouloir s’inscrire dans la continuité de cette œuvre, tout en imprimant sa vision axée sur la cohésion sociale.
Selon lui, le principal défi de la région demeure le renforcement du vivre-ensemble. « Le premier défi ici, c’est la cohésion sociale. Elle constitue le socle de tous les projets de développement », a-t-il affirmé, estimant que la paix sociale reste indispensable à tout progrès durable.
Karim Diarrassouba a également rassuré les populations sur sa détermination à œuvrer pour la stabilité, la paix et la préservation du climat social dans cette région qu’il a qualifiée de stratégique. Il a plaidé pour une gouvernance participative reposant sur la collaboration entre autorités administratives, élus, leaders communautaires et populations.

Dans les prochains jours, le nouveau préfet prévoit une série de rencontres avec les différentes couches sociales afin de présenter sa méthode de gestion et recueillir les préoccupations locales. À l’endroit des sous-préfets et chefs de services, il a insisté sur leur rôle essentiel dans l’application des politiques publiques, tout en promettant un management fondé sur la concertation. « Je ne serai pas un gendarme administratif, mais un coordonnateur et un facilitateur », a-t-il déclaré.
Le nouveau patron du Poro a enfin appelé au renforcement de l’autorité des chefs traditionnels, qu’il considère comme des relais incontournables de l’État dans les villages. Il a aussi salué l’engagement des forces de défense et de sécurité, rappelant que la stabilité de la région demeure un levier majeur pour la réussite des projets de développement.
Ally Ouattara

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