L’étau judiciaire se resserre autour des principaux mis en cause dans l’affaire dite des 124 000 seringues. À l’issue d’une audience marathon tenue ce lundi 23 mars 2026, le Procureur de la République a frappé fort.
De 14h30 à 20h15, avec à peine une dizaine de minutes de suspension, les débats se sont déroulés sans relâche, traduisant la gravité des faits examinés. Au terme des réquisitions, le ministère public n’a laissé place à aucune indulgence.
Ainsi, 10 ans d’emprisonnement ferme ont été requis à l’encontre de l’ex-Directeur général de la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (NPSP) Côte d’Ivoire ainsi que de son ancien Directeur administratif et financier (DAF). À cela s’ajoute une amende de 10 millions de FCFA pour chacun, assortie de la saisie de l’ensemble de leurs biens.
Pour le parquet, les infractions reprochées sont « établies et d’une extrême gravité ». Il s’agit notamment de faux et usage de faux, de détournement de deniers publics, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux. Des faits qui, selon l’accusation, portent gravement atteinte à la gestion des ressources publiques et à la confiance des citoyens.
Dans le même élan de fermeté, le ministère public a requis 5 ans de prison ferme contre les cinq autres co-prévenus, accompagnés chacun d’une amende de 10 millions de FCFA.
Constitué partie civile, l’État de Côte d’Ivoire n’est pas resté en marge. Il a réclamé la somme d’un milliard de FCFA, à payer solidairement par l’ensemble des prévenus, en réparation du préjudice subi.
À travers ces réquisitions sévères, le parquet envoie un signal clair : la lutte contre la mauvaise gouvernance et les crimes économiques demeure une priorité absolue. Le verdict est désormais attendu.
David Kouassi

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