Sauf changement de dernière minute, la ville de Gohitafla, située dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire, à environ soixante kilomètres de Bouaflé, abritera du 21 au 23 août 2026 la première édition du Festival des Arts et de la Culture de Gohitafla (Festigo ).
En prélude à cet événement culturel, une journée d’information et de sensibilisation s’est tenue le mercredi 24 juin 2026 à la salle de réunion de la préfecture de Gohitafla, à l’initiative du commissaire général du festival, Doh Bi Ta Augustin.
Cette rencontre a enregistré la présence des autorités administratives, des élus locaux, des chefs traditionnels, des leaders communautaires ainsi que de nombreuses populations venues s’imprégner des objectifs de cet événement culturel d’envergure.

Ouvrant la série des interventions, le premier adjoint au maire de Gohitafla, Ta Bi Boniface, a salué les initiateurs du Festigo pour leur engagement en faveur de la sauvegarde et de la promotion du patrimoine culturel local. Il a souligné l’importance d’une telle initiative dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales et culturelles.
Prenant la parole à son tour, le préfet du département de Gohitafla, Yao Kouakou, a félicité l’ensemble des participants pour leur mobilisation. S’appuyant sur une pensée de l’écrivain et homme d’État sénégalais Léopold Sédar Senghor, selon laquelle « la culture, c’est ce qui fait de nous des êtres humains », il a rappelé le rôle central de la culture dans la construction des sociétés et la transmission des valeurs.
Pour le représentant de l’État, le Festigo intervient à point nommé face à la disparition progressive de certaines valeurs africaines. « Il y a nécessité de pérenniser et de promouvoir nos cultures au regard du constat de leur disparition », a-t-il déclaré. Selon lui, ce festival contribuera à renforcer l’identité culturelle des populations et à repositionner le département de Gohitafla comme l’un des hauts lieux de la culture ivoirienne.
Le préfet a également insisté sur l’héritage du Zaouli, danse emblématique du peuple Gouro, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Il a indiqué que le Festigo constituera une opportunité pour le département de renouer avec son statut de berceau de cette danse mondialement reconnue, tout en valorisant d’autres richesses culturelles du terroir.
Le commissaire général du festival, Doh Bi Ta Augustin, a pour sa part expliqué que le Festigo est né de la volonté des fils et filles de Gohitafla de mettre en lumière les valeurs culturelles de leur département. « Le Festigo vient pour valoriser et promouvoir les cultures et les valeurs de notre terroir », a-t-il affirmé.
Pendant les trois jours de festivités, les populations et visiteurs prendront part à neuf activités majeures, notamment des prestations artistiques, des expositions, des conférences, des démonstrations de danses traditionnelles, des concours culturels ainsi que diverses animations destinées à célébrer la richesse du patrimoine Gouro. Une visite touristique sur un site aménagé pour l’occasion viendra clôturer les activités.

Le département de Gohitafla dispose d’un patrimoine culturel particulièrement riche avec soixante-quatre (64) danses traditionnelles répertoriées, témoignant de la diversité et de la vitalité de ses expressions culturelles.
Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement ivoirien qui fait de la culture un levier de développement, de cohésion sociale et de promotion de l’identité nationale. À travers le ministère en charge de la Culture et de la Francophonie, l’État multiplie les actions visant à préserver le patrimoine culturel, soutenir les industries créatives et promouvoir les initiatives locales.
La politique culturelle du gouvernement accorde une place importante à la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel, à la professionnalisation des acteurs culturels et à la transmission des savoirs aux jeunes générations.
Au-delà de son caractère festif, le Festigo se présente ainsi comme un instrument de préservation de la mémoire collective, de promotion du tourisme culturel et de valorisation des richesses identitaires du peuple Gouro.
ANGE
Correspondant régional

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